Un pic de particules fines met plusieurs départements en alerte
Avertissements concernant des niveaux de pollution accrus dans le nord de la France se poursuivent (9 mars), après une baisse de la qualité de l’air observée ce week-end.
Le département du Nord présente aujourd’hui le risque le plus élevé, niveau cinq sur six (très mauvais) sur l’échelle officielle AtmoFrance, qui classe la qualité de l’air de bon à extrêmement mauvais.
Plusieurs autres départements du nord affichent l’avertissement du troisième niveau le plus élevé (mauvais) – l’Eure, la Seine-Maritime, l’Eure-et-Loir, le Loiret et les zones côtières du Pas-de-Calais – tandis que plus d’une trentaine d’autres sont en alerte de niveau trois sur six (dégradé).
Les alertes concernent la présence de particules fines (PM2,5) dans l’atmosphère, bien que plusieurs régions enregistrent également un niveau plus élevé de particules PM10.
Inhaler ces particules peut provoquer plusieurs problèmes à court terme, notamment des troubles respiratoires et cardiaques (les plus petites des polluants peuvent pénétrer dans le sang), et une exposition prolongée augmente le risque de problèmes de santé à long terme.
Les risques sont plus élevés pour les personnes souffrant de problèmes respiratoires existants ou d’autres soucis de santé.
À 08h00 lundi, aucune modification de règle n’est en place en raison de la pollution (les hausses de particules dans l’atmosphère entraînent parfois une réduction des limitations de vitesse, comme ce fut le cas en Normandie en 2025).
Les habitants sont toutefois priés d’éviter d’inhaler les polluants lorsque cela est possible en évitant les zones présentant des niveaux de pollution plus élevés (bords de route, chantiers, etc.). Ceux qui souffrent de problèmes respiratoires ou d’autres conditions de santé devraient rester à l’intérieur lorsque cela est possible.
Quelles sont les causes de cette pollution et cela va-t-il continuer ?
La hausse de pollution est enregistrée dans une grande partie de l’Europe du Nord, dans le sud de l’Angleterre et en Belgique/aux Pays-Bas.
Les particules fines proviennent principalement de chantiers de construction et de démolition, ainsi que des autoroutes et des zones où la circulation est dense (d’où la réduction de vitesse lors des pics de pollution).
Elles proviennent aussi du secteur résidentiel, lié à des polluants provenant de sources de chauffage non écoénergétiques et de déchets biomasse.
Le problème est généralement plus marqué en hiver, lorsque l’air froid et sec se combine pour piéger puis retenir les particules polluantes dans l’atmosphère plus longtemps, augmentant ainsi l’exposition (en particulier pour les personnes près des chantiers ou des grandes routes).
Au fur et à mesure que la semaine avance, la pollution dans le nord devrait diminuer, bien que les niveaux de pollution PM10 augmenteront le long de la Vallée de la Loire.
Le site officiel AtmoFrance propose une mise à jour quotidienne des niveaux de pollution à travers la France. Outre une carte interactive, vous pouvez rechercher les niveaux de pollution (et de pollen) dans votre commune.
Le site Prev’Air site Internet propose une carte similaire, ainsi que davantage d’informations sur les particules polluantes et leurs effets.
