L’amende sur place a été augmentée après que le passager ait refusé de payer dans un premier temps
Un passager de train en France a été sanctionné d’une amende de 200 € pour avoir écouté de la musique trop fort sur son téléphone, mettant en évidence une pénalité peu connue pour le « désordre public ».
Le passager – identifié dans les rapports comme Lakhdar – prenait le train le 12 février lorsque des contrôleurs l’ont approché pendant qu’il regardait des vidéos sur le site de réseaux sociaux Instagram.
Ils ont demandé à Lakhdar « de payer une amende de 150 € car, selon eux, la musique forte dans les transports publics est la deuxième cause majeure de dérangement », a-t-il déclaré au média TF1.
En refusant initialement de payer, l’amende a ensuite été portée à 200 €.
Les amendes sur place peuvent être émises
Les contrôleurs ont pointé vers un article précis du code législatif français pour infliger l’amende.
« Dans les espaces et véhicules utilisés pour le transport public de passagers ou de marchandises, il est interdit à toute personne d’utiliser, sans autorisation, des dispositifs ou instruments produisant du son, ou de troubler la paix d’autrui par le bruit ou les troubles, » déclare l’Article R2241-18 du Code des transports.
« L’objectif est que les passagers puissent voyager en sécurité et en paix, à tout moment de la journée, sans ressentir d’insécurité ou se sentir en danger à cause d’insultes, de menaces ou de crachats, » a déclaré la SNCF à TF1 à propos du texte.
Le non-respect de la règle expose les passagers à une amende de quatrième classe (généralement 135 €, mais pouvant atteindre 750 €).
Bien qu’il soit rare qu’une amende soit délivrée immédiatement — les contrôleurs émettent habituellement d’abord un avertissement — dans les cas où il y a déjà un certain niveau de dérangement public, une amende immédiate est possible.
Ceci inclut, par exemple, si d’autres passagers se sont déjà plaints du bruit, ou s’il est excessivement fort (par exemple le volume maximal sur le téléphone, ou l’utilisation d’un haut-parleur, etc.).
En 2025, un projet de loi a été présenté visant à criminaliser certaines ‘incivilités’ dans les transports publics, ciblant particulièrement les récidivistes, et prévoyait des peines plus sévères pour des actes tels que faire jouer de la musique à haute voix ou poser les pieds sur les sièges.
Cependant l’adoption du texte a été bloquée et il n’a pas encore été codifié.
Les amendes peuvent être contestées
Le cas de Lakhdar est rare mais pas unique — en février 2025, un homme a été sanctionné d’une amende de 200 € à la gare de Nantes pour avoir mis son téléphone en haut-parleur lors d’un appel.
En août 2025, une passagère sur un train entre Paris et Vannes a été sanctionnée d’une amende de 110 € parce que son chat miaulait trop fort.
Si vous recevez une amende d’une autorité de transport public — SNCF ou variantes de transport public local — pour quelque raison que ce soit, vous pouvez la contester dans les trois mois qui suivent son émission.
Vous devez d’abord contacter le service clientèle de l’organisme émetteur (comme SNCF Voyageurs) en expliquant pourquoi vous pensez que l’amende était injustifiée et la raison de votre contestation.
Si la réponse ne vous satisfait pas, vous pouvez contacter le médiateur des transports publics.
Notez que les amendes doivent être payées dans les trois mois suivant leur émission.
