Obus ont été neutralisés par des experts mais les préfets avertissent que d’autres pourraient subsister
Une opération de déminage a été menée ce week-end en Gironde, après la découverte de 39 explosifs datant de la Seconde Guerre mondiale près de la baie d’Arcachon.
Ils ont été découverts sur la plage Horizon, à Lège-Cap-Ferret, où un bunker de la Seconde Guerre mondiale s’était récemment effondré en raison de l’érosion côtière.
Les explosifs étaient des obus français de 75 mm modèle 1917, peut-être stockés dans le bunker par des troupes de l’Axe qui y étaient casernées comme munitions de réserve.
Des démineurs de Brest ont été appelés sur le site, désarmant 35 obus le samedi et les quatre derniers le dimanche, selon la préfecture maritime de l’Atlantique dans un communiqué.
Les conditions de haute marée ont fait que les obus ont été submergés pendant une grande partie de l’opération.
« La majorité des munitions était non amorcée et n’avait pas été tirée. Des douilles et certains dispositifs d’amorçage (fusées) ont également été retrouvés sur le site », a indiqué la préfecture.
« Bien que anciennes et obsolètes, ces munitions restent dangereuses et nécessitent une manipulation spécialisée », a ajouté la préfecture.
« Des investigations supplémentaires suggèrent la présence possible d’autres munitions dans la zone. »
La découverte de munitions datant de la Seconde Guerre mondiale est relativement courante en France, en raison des nombreuses grandes batailles qui se sont déroulées à travers le pays pendant les deux conflits.
En mars 2025, une bombe de la Seconde Guerre mondiale a été trouvée à Paris, à la gare du Nord, provoquant des retards dans les services ferroviaires y compris le Eurostar.
