Des images satellites montrent l’étendue des inondations provoquées par deux tempêtes consécutives en février
Des images satellites révèlent les inondations spectaculaires le long de la Garonne après plusieurs jours de fortes pluies et deux tempêtes consécutives dans le sud-ouest de la France.
De nouvelles vues aériennes capturées le 18 février par la société d’imagerie Planet Labs montrent la Garonne déborder largement de ses lits entre Agen et Langon, avec de vastes étendues de terres agricoles et des zones urbaines submergées.

Une partie du fleuve a été placée en alerte rouge maximale d’inondation depuis le 11 février selon le service national de surveillance Vigicrues.
Les niveaux d’eau ont rapidement augmenté lorsque la tempête Nils a balayé l’ouest de la France dans la nuit du 11 au 12 février.
Un autre système de basse pression, baptisé Pedro, a prolongé la poussée d’inondation. Le service de surveillance des inondations Vigicrues a indiqué que les rivières de la moitié ouest du pays continuaient de monter même après que les pluies se sont calmées.
À Marmande (Lot-et-Garonne), la Garonne a atteint 9,2 mètres dans la nuit du 18 au 19 février, en dessous du pic de 10,35 m enregistré le 14 février.
L’un des deux ponts de la ville est resté fermé, 27 routes et cinq ponts restant inaccessibles dans le département.
À La Réole (Gironde), le fleuve a de nouveau atteint son maximum en milieu de semaine, bien que inférieur au sommet du week-end dernier.
Les plaines environnantes et plusieurs rues ont été inondées. Soixante et onze routes ont été fermées en Gironde le 19 février, 5 400 foyers sans électricité et 20 000 personnes sans couverture mobile.
Plus en amont à Tonneins, le lit de la Garonne a atteint 9,56 m le 14 février, dépassant les inondations de 2021 et 2022 mais restant en dessous du niveau historique de 10,72 m de mars 1930.
La facture des dommages matériels a déjà atteint 1 milliard d’euros, selon le réassureur étatique, la Caisse centrale de réassurance, qui sous-tend le système français des catastrophes naturelles. Cela a suscité des craintes que les primes d’assurance pourraient augmenter.
Les autorités avertissent que des cieux plus dégagés ne signifient pas que le danger est écarté, car les sols saturés continuent d’alimenter des cours d’eau gonflés.
