Les inspections obligatoires élargies pour inclure une nouvelle vérification de la vitesse
Les contrôles techniques obligatoires des motos et des scooters en France ont été élargis pour inclure une nouvelle vérification de la vitesse pour la plus petite catégorie de deux-roues, dans une mesure visant à lutter contre les véhicules modifiés illégalement.
Depuis le 1er mars, Les centres de contrôle technique doivent vérifier que les scooters et cyclomoteurs de 50 cm3 ne peuvent pas dépasser la vitesse maximale légale de 45 km/h.
Les vérifications sont obligatoires tous les trois ans après la cinquième année de la première immatriculation du véhicule.
Cette règle s’applique aux véhicules de catégorie L1e et fait partie du régime plus large du régime de contrôle technique pour les deux-roues motorisés qui a été introduit en 2024.
L’objectif est d’empêcher ce que l’on appelle le débridage – des modifications qui suppriment les limiteurs de vitesse d’usine et permettent aux petits scooters d’atteindre des vitesses bien supérieures à celles autorisées.
Dans le cadre de ce nouveau test, les centres d’inspection mesureront la vitesse maximale que peut atteindre un véhicule à l’aide d’équipements spécialisés.
Si la machine dépasse 45 km/h, l’inspection est considérée comme un échec et le propriétaire doit ramener le véhicule à sa spécification d’origine avant un contrôle de suivi.
Les conducteurs qui continuent d’utiliser un scooter 50 cm3 modifié sur la route risquent une amende forfaitaire de 135 € s’ils sont contrôlés par la police.
Les autorités de sécurité routière soutiennent depuis longtemps que les cyclomoteurs débridés sont répandus et augmentent les risques d’accidents, en particulier chez les conducteurs plus jeunes qui représentent une part importante des utilisateurs de ces véhicules.
Certains observateurs de l’industrie estiment que plus de la moitié de ces machines pourraient avoir été modifiées d’une manière ou d’une autre, souvent par des réglages du moteur ou des systèmes d’échappement modifiés qui augmentent à la fois la vitesse et le bruit.
Cependant, des professionnels du secteur ont confié aux médias français leur scepticisme quant à l’impact réel de ces nouveaux contrôles en pratique, car les détenteurs de scooters modifiés illégalement sont moins susceptibles de les présenter volontairement lors des inspections tous les trois ans.
Des inquiétudes existent également chez les centres d’inspection concernant le coût des équipements nécessaires pour mesurer avec précision la vitesse maximale.
Des dispositifs tels qu’un céléromètre peuvent coûter environ 5 000 €, ajoutant à la pression financière sur un secteur qui avait déjà remis en cause la viabilité économique des inspections des motos lorsqu’elles ont été introduites il y a deux ans.
Des représentants de l’industrie avaient auparavant averti que le nombre de motos et de scooters soumis à des inspections pourrait rester relativement faible par rapport à celui des voitures, tandis que l’équipement nécessaire pour les tests est spécialisé et coûteux.
Les propriétaires dont les scooters échouent au test de vitesse doivent ramener le véhicule à son état standard avant de passer une inspection de contrôle. D’ici là, le véhicule ne peut pas être utilisé sur la route.
