Les alliances clés influencent les résultats du deuxième tour

Des candidats forgent des accords locaux mais aucun accord national entre les partis de gauche

Des alliances se nouent à travers la France à l’approche du second tour des élections municipales du 22 mars, alors que les partis négocient des fusions, des retraits et des accords tactiques qui pourraient remodeler les enjeux clés.

La période entre les deux tours est une phase décisive du système électoral français. 

Les candidats ayant obtenu 10% des voix au premier tour peuvent choisir de rester dans la course, de fusionner avec des rivaux, ou de se retirer pour renforcer les chances d’une autre liste.

Ces négociations peuvent se poursuivre jusqu’à la date limite légale du mardi 17 mars à 18h00, lorsque les listes finales doivent être déposées.

Tandis que seules les listes ayant obtenu au moins 10% des voix peuvent se présenter au second tour, celles dépassant 5% peuvent s’allier à une liste qualifiée. 

Cela conduit souvent à des scrutins à plusieurs listes – parfois impliquant trois candidats ou plus – faisant des alliances un facteur clé pour déterminer l’issue.

Les discussions de cette année succèdent à un premier tour marqué par de solides performances tant du Rassemblement National (RN) que de La France Insoumise (LFI), ainsi que par une participation relativement faible.

Malgré le fait que le Parti socialiste (PS) exclue tout accord national avec la LFI, des candidats locaux ont conclu des accords dans un certain nombre de villes pour tenter d’empêcher les victoires de la droite ou de l’extrême droite.

Alliances locales

Des accords ont été confirmés ou sont proches à Toulouse, Lyon, Strasbourg, Limoges et Tours, où des listes distinctes du premier tour fusionnent.

À Toulouse, une liste de gauche commune a été constituée pour contester le maire en fonction. À Lyon, la LFI a rejoint le maire écologiste Grégory Doucet dans une élection très disputée avec Jean-Michel Aulas. 

À Strasbourg, la maire Jeanne Barseghian s’est alliée à la LFI après avoir été à la traîne au premier tour, tandis qu’à Limoges les candidats socialistes et de la LFI se sont fusionnés dans le but de reprendre la ville.

Ces accords varient par leur nature. 

Certains sont ‘programmatiques’, impliquant une plateforme commune de gouvernance en cas d’élection. D’autres sont plus ‘techniques’, conçus principalement pour éviter de diluer les voix, sans garantir une direction commune.

Même dans les zones plus réticentes, la pression due à des courses serrées a entraîné des négociations. 

À Nantes, la maire socialiste Johanna Rolland a accepté une fusion avec la LFI sans adopter un programme commun.

Cependant, les divisions demeurent marquées.

À Paris, le favori socialiste Emmanuel Grégoire a refusé une alliance avec la candidate de la LFI Sophia Chikirou, ce qui laisse entrevoir une élection fragmentée. 

À droite, Rachida Dati a conclu un accord séparé avec une liste centriste.

À Marseille, le maire Benoît Payan a également rejeté un accord avec la LFI, malgré les appels à s’unir contre le candidat du RN, qui a obtenu 35% des voix, chiffre historiquement élevé.

Des candidats dans d’autres villes, notamment Bordeaux et Amiens, ont exclu les fusions, tandis que les négociations ont échoué à Poitiers et Caen.

La liste victorieuse obtient automatiquement la moitié des sièges du conseil municipal, ce qui signifie que même des alliances limitées pourraient s’avérer décisives le 22 mars.


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