Problème révélé lors d’une visite de routine chez le vétérinaire
Un homme en France a été confronté à une amende pouvant atteindre 300 000 € et à deux ans de prison après avoir adopté en 2022 un chat « illégal » auprès d’une association locale.
Thierry Puech, originaire de Sète (Hérault), n’a appris le problème que plusieurs années après avoir adopté le chat, Tigrou.
Au moment de l’adoption, l’association avait indiqué qu’elle ne pouvait pas lire la puce d’identification du chat, et un vétérinaire que M. Puech avait ensuite consulté pour les soins courants de Tigrou n’a pas pu le faire, selon lui, relayé par Midi Libre.
Cependant, lorsque Tigrou a eu besoin d’un traitement pour des calculs vésicaux au début de 2026, un vétérinaire a conseillé à M. Puech de déposer une demande d’enregistrement officiel auprès de l’I-Cad.
Le système I-Cad est la base de données nationale utilisée en France pour enregistrer et identifier les chats et les chiens via leurs puces électroniques ou leurs tatouages.
Lorsque les autorités ont traité la demande, elles ont pu décoder la puce et ont découvert que Tigrou provenait à l’origine de Tunisie et était entré en France sans les déclarations requises ni les contrôles sanitaires.
M. Puech a ensuite reçu une lettre de la préfecture indiquant qu’il était propriétaire d’un animal importé illégalement.
Selon les règles françaises régissant l’importation des animaux, une telle infraction peut théoriquement entraîner des amendes pouvant atteindre 300 000 € et deux ans de prison.
Les autorités peuvent également ordonner l’euthanasie des animaux s’ils entrent sur le territoire sans les vaccinations requises, et contre la rage en particulier.
La lettre donnait à M. Puech 48 heures pour fournir des preuves qu’il avait agir de bonne foi ou risquait des poursuites.
Il s’est rendu au bureau départemental chargé de la protection animale pour expliquer qu’il avait adopté le chat par l’intermédiaire d’une association et qu’il en prenait soin depuis 2022.
Pour étayer son dossier, il a fourni des factures vétérinaires datant de plusieurs années, ainsi que des documents de la personne qui avait initialement accueilli l’animal.
Les autorités ont accepté l’explication et ont confirmé que le statut du chat pouvait être régularisé.
Une semaine plus tard, la préfecture a mis fin à la procédure et a accepté que Tigrou puisse rester avec M. Puech.
L’affaire met en lumière les règles strictes régissant l’importation des animaux de compagnie en France, en particulier en provenance de pays situés en dehors de l’Union européenne.
