Gazole et essence Super 98 à des prix record depuis le début du conflit au Moyen-Orient
Les prix moyens du carburant en France ont diminué pour la première fois en près de deux semaines, lundi 23 mars, avant de regagner de nouveaux sommets mardi 24 mars.
Le diesel (gazole) est passé à 2,147 € le litre, en baisse par rapport à 2,159 € le litre lundi selon le site de comparaison de carburants carbu.com, avec l’essence « Super 98 » passant de 2,049 € le litre à 2,035 €.
Cependant, mardi, les prix avaient augmenté à 2,212 € le litre pour le diesel et à 2,071 € pour la Super 98, marquant de nouveaux sommets pour les deux carburants depuis l’éclatement du conflit entre les États-Unis, Israël et l’Iran fin février 2026.
Le diesel a augmenté d’environ 40 centimes d’euro par litre en moyenne depuis le début de février 2026, l’essence Super 98 ayant connu une hausse d’environ 20 centimes par litre.
L’essence sans plomb 95-E10 est restée stable à 1,989 € le litre en moyenne sur les deux jours. C’est près de 30 centimes de plus que les prix d’avant le conflit.
Aucun signe de baisse soutenue des prix du carburant
Des dirigeants des secteurs industriels, notamment l’aviation et le gaz domestique, estiment que les prix devraient augmenter dans l’ensemble si le conflit se poursuit et si le détroit d’Ormuz, une étroite voie navigable entre l’Iran et les États du Golfe, reste fermé. Le détroit est responsable d’environ 20% du trafic mondial des deux types de ressources, pétrole brut et gaz naturel liquéfié.
Une libération mondiale d’environ 400 millions de barils de pétrole détenus en réserve d’urgence plus tôt ce mois-ci n’a guère eu d’effet sur les prix du pétrole brut, qui sont revenus au-dessus de 100 dollars le baril mardi.
L’incertitude autour de la fin de la guerre, en partie due à des déclarations contradictoires des administrations américaine et iranienne sur les pourparlers de paix, maintient les marchés dans l’obscurité quant à la rapidité avec laquelle l’offre normale pourrait reprendre.
Le gouvernement français continue d’écarter toute aide directe au carburant, telle qu’une réduction des taxes sur le carburant ou une subvention directe aux automobilistes, arguant que l’État ne peut pas augmenter les dépenses et accroître davantage son déficit.
Plus tôt cette semaine, il a demandé aux raffineries nationales d’accroître la production, en particulier celle du diesel, et a proposé des mesures aux entreprises des secteurs de la pêche et de la logistique.
Celles-ci comprennent des prêts de trésorerie et le report des cotisations de sécurité sociale, mais pas d’intervention directe sur le coût du carburant.
