Améliorer la sécurité routière des jeunes conducteurs

Les taux de mortalité chez les 18 à 24 ans dus aux accidents de la route sont les plus élevés de toutes les tranches d’âge du pays

Un groupe composé de représentants d’écoles de conduite, d’experts en sécurité routière et de responsables gouvernementaux a été mis en place pour discuter d’éventuelles modifications au permis de conduire en France, dans le contexte de préoccupations selon lesquelles il expose les jeunes conducteurs à un risque d’accidents lors de l’examen.

Les taux de mortalité chez les 18 à 24 ans dus aux accidents de la route sont les plus élevés de toutes les tranches d’âge du pays. En 2025, 523 personnes ont été tuées, soit 17% de toutes les morts sur la route. 

Obtenir un permis en France implique habituellement de faire appel à une auto-école pour préparer les épreuves théoriques et pratiques. Les écoles facturent au moins 1 000 €.

L’épreuve théorique évalue les candidats sur le Code de la route à travers une série de questions à choix multiples. 

Pour l’épreuve pratique, les candidats doivent passer au moins 25 minutes sur la route avec un examinateur, incluant à la fois la conduite en milieu urbain et rural et, le cas échéant, une section d’autoroute.

L’examinateur doit également poser trois questions; l’une sur un point technique concernant le véhicule, l’une sur la sécurité routière et l’une sur les premiers secours.

Le groupe chargé de l’examen pratique examinera également des moyens de mettre fin au goulot d’étranglement des tests de conduite pratiques, ce qui oblige certains candidats à attendre des mois pour une date d’examen.

« Nous avons actuellement un système volontaire selon lequel les personnes peuvent revenir dans les auto-écoles dans les six mois qui suivent l’obtention de leur permis », a-t-il déclaré.

« Mais presque personne ne l’utilise – seulement entre 3 000 et 4 000 personnes par an. Dans les mois qui suivent l’obtention de leur permis, les jeunes s’habituent à conduire mais oublient les dangers, donc un rappel serait utile. »

« Le rendre obligatoire coûterait au moins 60 millions d’euros, a-t-il estimé, ce qui signifierait que sa mise en œuvre serait « complexe ».

M. Mirouse préconise également de baisser l’âge auquel les gens peuvent commencer à apprendre à conduire.

Actuellement, les apprenants doivent avoir 15 ans pour commencer dans le cadre des dispositifs de conduite accompagnée (officiellement appelés apprentissage anticipé de la conduite). M. Mirouse souhaiterait que la limite d’âge soit ramenée à 14 ans.

Conduite accompagnée implique des jeunes et des conducteurs adultes (généralement des parents) qui s’inscrivent dans une auto-école pour des leçons de base, avant que les jeunes acquièrent du temps et de l’expérience au volant sous la supervision des adultes.

En tenant des carnets de bord, les jeunes conducteurs doivent accumuler entre 2 000 et 3 000 km sur une période de deux ou trois ans. 

Ils ont généralement besoin d’environ 28 heures d’instruction dans une auto-école, contre 35 heures dans le système habituel, et passent souvent leur examen peu après leur 17e anniversaire.

« Les personnes qui apprennent à conduire jeunes sont généralement de meilleurs conducteurs », a déclaré M. Mirouse. « Et à 14 ans, il n’est pas nécessaire de pouvoir se déplacer tout seul, on veut juste le faire, donc il y a moins de pression et plus de récompense. C’est une très bonne façon d’apprendre, moins cher, et le coût est réparti sur deux années.

« Quand les jeunes adultes découvrent qu’ils ont besoin d’un permis de conduire pour un travail, et veulent l’obtenir rapidement, ils ne font généralement que le strict nécessaire. »

Il ajouta que les jeunes hommes représentaient 80% des personnes tuées sur les routes dans la tranche d’âge 18 à 24 ans. « C’est une culture de mecs (lads), qui les pousse à conduire de manière imprudente », dit-il. « Nous devons aussi nous efforcer de changer cela. »


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