Fermetures de bars en France après des inspections de sécurité incendie

De nombreux bars et autres lieux nocturnes ferment faute de conformité

Les inspections de sécurité incendie se poursuivent dans toute la France à la suite d’un incendie meurtrier dans une boîte de nuit suisse en janvier, et un nombre croissant de bars et de restaurants est désormais fermé en conséquence.

Dans les jours qui ont suivi le drame survenu le 1er janvier au sein du bar/boîte de nuit Constellation à Crans-Montana (Suisse), au cours duquel 41 personnes ont été tuées et plus de 100 blessées, le Ministère de l’Intérieur français a demandé aux préfectures et aux mairies d’intensifier les contrôles des bars, clubs et autres lieux nocturnes. Il s’agit de sites classés comme établissements Recevant du Public (ERP).

Déjà, des dizaines de lieux ont été jugés déficients en matière de sécurité, et nombre d’entre eux se sont vus confrontés à des fermetures d’urgence et/ou temporaires en attendant des améliorations obligatoires pour les mettre aux normes.

Par exemple, à la fin janvier, une commission de sécurité a effectué des inspections dans cinq lieux dans la ville de Rennes (Ille-et-Vilaine, Bretagne), et tous sauf un ont été jugés non sûrs et ordonnés de fermer immédiatement.

Par ailleurs, d’autres affaires récentes de grande envergure incluent :

  • Deux lieux à Tarbes (Hautes-Pyrénées, Occitanie) ont été fermés à la suite de contrôles effectués par la police et les services départementaux d’incendie et de secours (SDIS) à la fin du mois de février

  • Quatre discothèques à Tours (Indre-et-Loire, Centre-Val de Loire) ont été fermées à la suite de contrôles effectués par la police et les services d’incendie les 4 et 5 mars

  • Un club à Laz (Finistère, Bretagne) a été fermé après des contrôles portant sur 15 lieux dans le département le 5 mars (dont Laz), les autres étant répartis entre Brest (huit), Quimper (cinq) et Châteaulin (un).

Les inspecteurs ont relevé des problèmes similaires dans l’ensemble des établissements à l’échelle nationale, notamment :

  • Sorties de secours bloquées

  • Équipements de sécurité inadéquats

  • Matériaux inflammables et revêtements muraux non résistants au feu

  • Installations électriques dangereuses

  • Zones souterraines non déclarées

  • Mauvaise maintenance des zones d’urgence et des procédures

  • Alarmes incendie non fonctionnelles

  • Manque de contrôles de la capacité d’accueil

Cette non-conformité peut « compromettre la sécurité des personnes en cas d’incident et justifier la décision prise par la commission de sécurité », a indiqué la Police nationale des Hautes-Pyrénées dans un communiqué, relayé par Actu.fr.

Les commissions d’inspection sont généralement présidées par les autorités préfectorales et composées du service départemental d’incendie et de secours (SDIS/pompiers), et – selon le type d’établissement – de la police et de représentants de la mairie.

Les lieux jugés non conformes sur des questions mineures doivent apporter des modifications immédiatement pour continuer à fonctionner, mais en cas de problèmes majeurs qui prendront plus de temps à corriger, un établissement doit être immédiatement fermé par décret départemental. Cela peut être émis par le maire ou le préfet.

L’établissement doit « remédier à toute non-conformité ou anomalie identifiée… dès que possible » avant de pouvoir rouvrir, a déclaré la commission de sécurité du Finistère.

« Ces inspections inopinées se poursuivront tout au long du département dans les semaines à venir », a-t-elle ajouté, faisant écho à la situation à l’échelle nationale.


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