Le gouvernement prévoit d’envoyer une lettre à toutes les personnes âgées de 29 ans
Le gouvernement français mène une série de 16 mesures visant à freiner le déclin des naissances, notamment en envoyant une lettre à toutes les personnes de 29 ans. Cette mesure devrait être mise en œuvre avant la fin de l’été.
Le plan fertilité (plan fertilité) vise à permettre à chacun de faire des choix personnels éclairés et de mener sa vie dans la meilleure santé possible, précise un communiqué de presse publié le 5 février par le ministère de la Santé français.
Cela consiste à informer les jeunes adultes, « sans coercition ni pression sociale », sur la santé reproductive, la fertilité et la contraception, afin d’éviter le scénario du genre « si j’avais su ».
Cette mesure intervient alors que les taux de natalité en France ont progressivement diminué, et en 2025, les chiffres officiels de l’Insee pour la population française ont confirmé plus de décès que de naissances pour la première fois depuis la Seconde Guerre mondiale. Au cours de l’année, 645 000 bébés sont nés et 651 000 personnes sont décédées.
Que comprend le plan ?
Presque un couple sur huit en France souhaite avoir un enfant mais éprouve des difficultés à concevoir, que ce soit pour des raisons de santé physique ou pour des situations personnelles, rapporte le ministère de la Santé.
Dans cet esprit, le plan fertilité a été conçu principalement pour informer ces couples mais aussi pour développer des structures de soins, améliorer le traitement des maladies susceptibles d’impacter la reproduction et lancer un système national de gestion des dons de gamètes et d’embryons — « afin d’améliorer la transparence, la traçabilité et l’efficacité du système ».
Le plan, dirigé par la ministre de la Santé Stéphanie RiSt, décrit 16 mesures réparties en quatre axes clés : sensibilisation et prévention, détection précoce et meilleur diagnostic de l’infertilité, offre de soins (amélioration, expansion et meilleure information sur la reproduction médicalement assistée), et faire de la France un leader dans la recherche et l’innovation en fertilité.
Lettres destinées aux hommes et femmes âgés de 29 ans
À l’âge de 29 ans, les personnes en France peuvent stocker leurs cellules sexuelles (spermatozoïdes et ovules) sans nécessiter de motif médical.
De plus, en 2023, la première grossesse d’une femme s’est produite en moyenne à l’âge de 29,1 ans, a révélé l’agence statistique nationale Insee dans un rapport publié en juillet dernier.
Le gouvernement prévoit donc de diffuser « des informations ciblées et équilibrées sur la santé sexuelle et reproductive » à toutes les personnes de 29 ans, sous forme de lettre — dont le premier lot devrait être envoyé dans les six prochains mois, rapporte Le Figaro.
Autres mesures d’information comprennent la création d’un portail national sur la santé reproductive via Santé.fr, le renforcement de l’éducation à la santé sexuelle dans les écoles et l’amélioration de la prévention des risques environnementaux et comportementaux susceptibles d’impacter la fertilité.
Diagnostic de l’infertilité, de l’endométriose et du SOPK
Le plan fertilité décrit également des mesures pour faciliter la détection précoce de l’infertilité et orienter les patients de manière plus efficace.
Cela include le « maintien de la stratégie nationale de lutte contre l’endométriose, avec un meilleur diagnostic et traitement » ainsi que l’amélioration du diagnostic du syndrome des ovaires polykystiques (SOPK), « une affection fortement associée à l’infertilité, qui reste sous-diagnostiquée ».
Ouverture de 30 centres d’autoconservation
Au total, 40 centres d’autoconservation, qui permettent aux hommes et aux femmes de stocker du sperme et des ovules, existent actuellement en France; toutefois le gouvernement prévoit d’augmenter ce nombre à 70 d’ici 2028 afin d’élargir le service et de réduire les listes d’attente.
Le ministère de la Santé vise également à mener une enquête nationale sur l’autoconservation « afin de mieux comprendre les motivations, les attentes et les profils des personnes concernées ».
Des améliorations seront également apportées aux informations fournies aux patients bénéficiant de la procréation médicalement assistée (PMA), qui comprend la FIV (fécondation in vitro) et l’insémination artificielle.
Recherche sur la santé périnatale et maternelle
Le plan souligne également le taux « inquiétant » de mortalité infantile et maternelle en France.
« La France présente un taux de mortalité maternelle et infantile plus élevé que ses principaux voisins européens, la mortalité maternelle est restée stagnante et la mortalité infantile, en particulier la mortalité néonatale, a légèrement augmenté depuis 2011 », peut-on lire dans le communiqué.
Le gouvernement lance donc un projet de recherche visant à bâtir un plan d’action opérationnel couvrant des domaines tels que la prévention avant et pendant la grossesse, le fonctionnement des maternités, la gestion des urgences et la néonatologie.
Les conclusions initiales de ce projet seront présentées d’ici juin 2026.
