L’essor des activités hors ski pendant les vacances à la montagne en France

De nombreuses stations offrent plus que le ski et le snowboard

Un nombre croissant de personnes se rendent dans les montagnes françaises sans nécessairement pratiquer le ski ou le snowboard, optant pour une multitude d’autres activités telles que des séjours bien-être dans les spas et la randonnée.

Cette tendance pourrait constituer une partie de la réponse pour certaines stations touristiques confrontées à un manque de neige et pourrait pousser d’autres à pivoter pour attirer ce nouveau type de voyageur.

Près d’un tiers (28 %) de l’ensemble des visiteurs des pistes durant la saison hivernale 2025-2026 n’avaient pas l’intention de skier du tout, selon un rapport sur les tendances du tourisme hivernal en montagne publié par la société d’études de marché Discurv en novembre 2025.

Cela était particulièrement marqué chez les 35-49 ans (33 %) et chez les personnes de 65 ans et plus (50 %), et huit touristes sur dix ont exprimé leur intérêt pour des vacances à la montagne spécifiquement conçues pour les non-skieurs.

Parmi les activités non skiables les plus populaires figurent la randonnée et la raquette (63 %), l’exploration de la gastronomie locale (55 %), le bien-être (y compris les spas et les bains thermaux) (43 %) et la découverte de la culture locale (29 %).

Le rapport souligne que ces données mettent en évidence la nécessité pour les stations de mettre davantage l’accent sur les activités non liées au ski.

« L’hiver n’est plus synonyme du ski seul »

Cette tendance s’est manifestement dessinée dans le village alpin de Brides-les-Bains, niché au pied du domaine des Trois Vallées et réputé pour son spa thermal.

« Cette tendance s’est développée régulièrement au cours des dernières années, et l’hiver n’est plus synonyme du ski seul. »

De nombreux touristes s’installent à Brides-les-Bains, à 600 mètres d’altitude, et montent en téléphérique vers Méribel et le domaine des Trois Vallées.

Mais M. Jocallaz a indiqué que de plus en plus de visiteurs étaient attirés par la région pour sa combinaison d’expériences alpine, plutôt que pour le seul ski.

« Beaucoup de visiteurs apprécient des activités telles que la raquette, les balades hivernales et les randonnées panoramiques, associées au bien-être et à la récupération. »

Brides-les-Bains abrite le plus grand spa thermal des Alpes, accueillant ainsi de nombreux visiteurs en quête de détente plutôt que de performance sur les pentes.

Il devient également plus courant d’associer le ski à d’autres activités, selon M. Jocallaz.

« Les visiteurs viennent de plus en plus explicitement pour combiner le cadre montagnard avec une retraite complète de bien-être, du temps sur les pistes le matin et de la détente dans nos eaux thermales l’après-midi. C’est une association qui s’est révélée très attrayante. »

La France est le deuxième marché mondial du ski et abrite le plus grand domaine skiable au monde – les Trois Vallées, avec plus de 600 km de pistes reliées.

Certaines stations de cette zone prisée ont déjà élargi leur offre, proposant une gamme d’activités pour les visiteurs qui préfèrent éviter les pistes.

Méribel propose la raquette et le patinage sur glace, ainsi que le complexe du Parc Olympique pour des activités intérieures comme la natation, tandis que Val Thorens dispose d’espaces de bien-être, de luge, d’une tyrolienne et de la piste de toboggan Cosmojet, la plus longue de France.

Les stations de ski menacées de fermeture pourraient en bénéficier

Cette tendance de flux de visiteurs vers les montagnes françaises en hiver pour des activités autres que le ski est « une excellente nouvelle » pour l’industrie du tourisme hivernal, a déclaré M. Jocallaz.

« Cela permet aux destinations montagnardes d’attirer un public bien plus large : familles, couples et voyageurs qui ne skient peut-être pas du tout, mais qui sont attirés par le paysage, l’air frais et l’offre de bien-être. »

Et surtout, alors que certaines stations luttent contre un moins grand enneigement, attirer des visiteurs pour des activités autres que le ski ou le snowboard signifie que leur modèle économique dépend moins du temps et de la neige.

La couverture neigeuse devient moins prévisible, surtout pour les stations de moyenne altitude, situées généralement entre environ 1 000 et 1 600 mètres d’altitude.

Certaines utilisent des méthodes telles que l’enneigement artificiel pour assurer une couverture suffisante pour le ski et le snowboard, mais d’autres ont été forcées de fermer en raison d’un manque de neige.

La station Alpe du Grande Serre, à La Morte, dans l’Isère, a fermé en 2025 après l’arrêt des subventions par les autorités locales.

Une augmentation des conditions météorologiques imprévisibles, provoquée par le réchauffement climatique, avait entraîné un manque de neige à la station située à 1 370 mètres, ce qui a conduit à une réduction des jours d’ouverture au cours des dernières années.

Au début de 2026, une station de ski proche de Nice a été contrainte de fermer à cause d’un manque de neige.

Audibergue, dans les Alpes-Maritimes, située à 1 640 mètres, a fermé fin février, au milieu des vacances scolaires françaises ; traditionnellement l’une des périodes les plus chargées pour les stations de ski du pays.

Le changement climatique et le manque de neige ne sont pas les seules menaces pesant sur les stations de ski françaises. Un nombre croissant d’entre elles est confronté à des fermetures en raison de coûts croissants ou de difficultés financières.

Pour nombre d’entre elles, cela rend d’autant plus important de diversifier et de pouvoir proposer une gamme d’expériences différentes.


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