Environ 3 % des agences ferment chaque année, rapporte le syndicat bancaire
Un nombre croissant d’agences bancaires en France ferment, en particulier dans les zones rurales.
Plusieurs Plusieurs salariés de Crédit Agricole ont fait grève hier (22 janvier) pour exprimer leur inquiétude concernant ce problème, ainsi que leur frustration face aux niveaux d’augmentation des salaires et à l’insécurité générale de l’emploi.
Dans le département de l’Indre, par exemple, quatre agences Crédit Agricole ferment ce mois-ci — à Marins, Villedieu-sur-Indre, Reuilly et Écueillé, où l’agence locale fermera définitivement aujourd’hui (23 janvier).
Une baisse constante des visites en agence en personne, la numérisation des transactions bancaires et un secteur bancaire de plus en plus concurrentiel figurent parmi les raisons de ces fermetures répétées.
« À l’échelle nationale, plusieurs centaines d’agences ont fermé. Cela représente 3 % des agences qui ferment chaque année. C’est le cas pour nos collègues de Société Générale et Crédit Mutuel, mais aussi pour Crédit Agricole », a déclaré Samuel Mathieu, président du Syndicat national de l’entreprise Crédit Agricole (Sneca), à RTL.
« Tout est désormais numérisé, et les banques encouragent les clients à se rendre de moins en moins dans leurs agences », a-t-il ajouté.
D’ici 2025, il y aura moins de 36 000 agences physiques en France, soit environ 52 pour 100 000 habitants. En 2010, c’était 64 pour 100 000.
La Grand Est et les Pays de la Loire figurent parmi les régions les plus touchées, avec des taux de fermeture qui ne feront qu’augmenter dans toute la France dans les années à venir, selon l’organisme de protection des consommateurs UFC Que-Choisir.
Le nombre croissant de fermetures d’agences suscite des craintes que les personnes vulnérables des zones reculées auront encore plus de difficultés à accéder à des services bancaires de base – un problème qui avait déjà été mis en lumière par des maires ruraux.
Société Générale : 1 800 postes supprimés en France
Société Générale a publié hier un communiqué confirmant des projets de suppression de plus de mille postes en France d’ici la fin de 2027.
« En s’appuyant sur les départs naturels et sur un cadre social innovant qui privilégie la mobilité interne et le développement des compétences des salariés, le Groupe [Société Générale] réduirait le nombre net de postes de 1 800 », peut-on lire dans le communiqué.
« Cette évolution s’inscrirait dans le cadre des mesures prévues par l’accord d’emploi signé le 15 décembre 2025 avec trois syndicats, sans plan de licenciement, en privilégiant les mobilités internes au sein des nombreux métiers de la banque. »
L’entreprise suggère que les suppressions toucheront principalement des postes au siège et dans l’informatique plutôt que des employés en agence.
En réponse à l’annonce, le syndicat CFDT a publié une déclaration indiquant que cette réorganisation aura un impact considérable sur les conditions de travail et le développement de carrière, résultant d’une transition vers l’intelligence artificielle et l’automatisation au sein du secteur.
