La ville française la plus congestionnée n’est pas Paris
La 15e édition de l’indice TomTom Traffic Index classe 492 villes dans le monde en fonction de l’embouteillage, des temps de trajet et des vitesses, offrant un aperçu des niveaux de trafic et des conditions de conduite en France.
Au total, 29 villes françaises figurent dans le classement et, en moyenne, les taux d’embouteillage ont légèrement augmenté en 2025 par rapport à l’année précédente, bien que six villes aient vu leurs taux d’embouteillage diminuer.
À Paris, l’indice est passé de 44% à 40%, et à Toulon de 34% à 31%. L’indice a également reculé à Grenoble, Rouen, Brest et Nice.
« Toulon est la seule ville française du classement où le temps moyen de trajet a diminué, probablement en raison de l’élargissement de l’autoroute A57 à 2×3 voies sur 7 km », indique le communiqué de presse TomTom.
Les jours les plus congestionnés en 2025 ont été les jours fériés et les longs week-ends :
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17 avril à Lyon (Pâques)
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29 août à Bordeaux (fin des vacances scolaires)
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5 juin à Paris (week-end de la Pentecôte)
Villes françaises les plus congestionnées
Lyon est la première ville française à apparaître, se classant à la 119e position avec un niveau d’embouteillage de 47,2 % – c’est-à-dire « le temps moyen supplémentaire perdu dans la circulation en 2025, par rapport à une conduite en conditions de circulation fluide ».
Pendant les heures de pointe, ce taux grimpe à 80% le matin et à 90% le soir, les conducteurs lyonnais passant en moyenne 121 heures dans les embouteillages pendant les heures de pointe en 2025.
Les 20 villes françaises les plus congestionnées sont les suivantes :
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Lyon – 47,2% (121 heures perdues pendant les heures de pointe)
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Bordeaux – 43,5% (99 heures perdues pendant les heures de pointe)
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Montpellier – 41,4% (85 heures perdues pendant les heures de pointe)
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Paris – 40% (109 heures perdues pendant les heures de pointe)
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Marseille – 39,4% (74 heures perdues pendant les heures de pointe)
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Clermont-Ferrand – 38,9% (66 heures perdues pendant les heures de pointe)
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Rouen – 37,1% (85 heures perdues pendant les heures de pointe)
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Nancy – 36,6% (116 heures perdues pendant les heures de pointe)
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Strasbourg – 36,6% (69 heures perdues pendant les heures de pointe)
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Nantes – 36,6% (76 heures perdues pendant les heures de pointe)
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Le Mans – 36,6% (62 heures perdues pendant les heures de pointe)
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Grenoble – 36,4% (81 heures perdues pendant les heures de pointe)
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Brest – 36,1% (77 heures perdues pendant les heures de pointe)
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Bayonne – 35,7% (54 heures perdues pendant les heures de pointe)
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Nice – 34,8% (63 heures perdues pendant les heures de pointe)
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Avignon – 34,8% (61 heures perdues pendant les heures de pointe)
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Dijon – 34,4% (69 heures perdues pendant les heures de pointe)
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Orléans – 34,3% (77 heures perdues pendant les heures de pointe)
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Tours – 34,3% (74 heures perdues pendant les heures de pointe)
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Rennes – 34,3% (69 heures perdues pendant les heures de pointe)
Embouteillages dans le monde
La France s’est avérée être le 24e pays le plus congestionné d’Europe (20 %), le Royaume-Uni arrivant à la 5e position (27 %), et Malte en tête (45 %).
Mexico-D City (Mexique) s’est classée en tête de l’indice TomTom Traffic Index mondial avec un embouteillage moyen de 75,9 % en 2025, et 184 heures perdues pendant les heures de pointe.
Dublin (Irlande) est arrivée en troisième position avec 72,9 % d’embouteillage et 191 heures perdues dans les embouteillages pendant les heures de pointe.
La première ville américaine du classement est Los Angeles, à la 25e place, avec un embouteillage moyen de 59,8 % et 83 heures perdues pendant les heures de pointe.
Belfast est la première ville du Royaume-Uni, à la 35e position (58,4 % d’embouteillage), suivie de près par Édimbourg à la 36e position (57,9 % d’embouteillage).
Méthodologie
« L’indice TomTom Traffic Index est construit à partir de données GPS anonymisées et de vitesses réelles de conduite enregistrées sur des milliards de kilomètres », peut-on lire sur le site TomTom.
Le calcul du temps de trajet dans chaque ville résulte de facteurs multiples qui peuvent être regroupés en « facteurs quasi-statiques » (infrastructures routières, tailles des routes, limitations de vitesse) ou en « facteurs dynamiques » (embouteillages, travaux routiers, mauvaises conditions météorologiques).
« Les facteurs statiques déterminent le temps de trajet optimal dans une ville, tandis que les facteurs dynamiques servent de base pour interpréter les variations du flux de trafic – la somme des deux nous donne le temps de trajet », déclare TomTom.
