Le label ‘médias dignes de confiance’ de Macron suscite une controverse politique en France

Des commentaires ont suscité une vive réaction politique à droite, mais le gouvernement affirme qu’ils ont été sortis de leur contexte

Un plan annoncé par le président français Emmanuel Macron visant à attribuer un « label » aux médias « dignes de confiance » a suscité une controverse politique, les opposants l’accusant de vouloir imposer un contrôle étatique.

Le président a déclaré qu’il voulait « faire tout ce qui serait en son pouvoir pour mettre en place un label » pour les médias lors d’un discours lors d’un événement à Arras (Pas-de-Calais) en novembre 2025, devant un auditoire sélectionné par le quotidien local La Voix du Nord.

Il a dit qu’il était nécessaire de distinguer entre un média « professionnel » pour le numérique et les autres médias, et ceux « qui tirent leurs revenus de la publicité personnalisée ».

L’idée de créer un label pour des médias « dignes de confiance » a refait surface à plusieurs reprises dans les discours du président Macron depuis son élection en 2017, et a régulièrement suscité des critiques.

Cette fois, la critique a été menée par des politiciens d’extrême droite et de droite, les opposants faisant remarquer que la proposition émergait dans un contexte de tensions entre le gouvernement et la famille Bolloré, qui contrôle plusieurs organes médiatiques, dont CNews, souvent décrite comme cherchant à devenir le « Fox News de la France ».

Juste avant d’évoquer l’idée d’un « label » médiatique, le compte officiel du président sur la plateforme X a publié une vidéo montrant des extraits des émissions présentées par Pascal Praud sur CNews et le politicien d’extrême droite Philippe de Villiers, ancien candidat à la présidence, avec la légende « Attention, fausses informations ».

Bruno Retailleau, leader de la droite des Républicains, a critiqué la proposition comme une menace pour la liberté de la presse et a averti que l’État ne devrait pas décider quels médias pourraient être jugés dignes de confiance.

M. Retailleau et Éric Ciotti, l’ancien leader des Républicains qui se range désormais du côté du Rassemblement National, ont lancé des pétitions en ligne s’opposant à la proposition et avertissant qu’elle menacerait la liberté des médias. 

Les pétitions affirmaient avoir recueilli environ 40 000 signatures quelques heures après leur mise en ligne.

Les commentaires « sortis de leur contexte » selon le camp présidentiel

Pour répondre à la polémique, le gouvernement a déclaré que les propos du président avaient été délibérément déformés et a insisté sur le fait qu’il avait toujours plaidé pour que l’industrie des médias mette en place son propre système d’autorégulation sans intervention de l’État.

La porte-parole du gouvernement, Maud Bregeon, a déclaré que le président Macron avait abordé la question lors d’un conseil des ministres, en insistant sur le fait : « Le gouvernement ne créera aucun label pour la presse. Ce n’est pas, et ne sera jamais, son rôle de le faire. »


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