Le nombre de transactions augmente d’année en année
Les prix immobiliers en France se sont stabilisés au troisième trimestre 2025, bien que des fluctuations demeurent alors que le marché amorce prudemment 2026.
L’information provient de l’organisme central des Notaires de France et constitue la source la plus complète disponible, couvrant l’ensemble des ventes immobilières et se concentrant sur les prix médians de vente des biens non neufs (maisons et appartements d’au moins cinq ans ayant déjà eu un propriétaire).
En raison du temps nécessaire pour compiler les données, le déploiement est retardé, les informations les plus récentes couvrant la période jusqu’au 30 septembre 2025 par rapport à la même période de l’année précédente.
Cependant, les notaires utilisent également des données préliminaires plus récentes jusqu’en 2026 pour noter les tendances actuelles.
Le rapport a enregistré 945 000 transactions sur les 12 mois écoulés jusqu’à décembre 2025, en hausse d’environ 12 % sur un an après deux années de déclin, mais restant 25 % en dessous du pic estival 2021.
Il indiquait que la reprise reflète une normalisation plutôt qu’un rebond complet.
Les prix se sont stabilisés au troisième trimestre 2025 et augmentent modestement, principalement pour les appartements, avec une croissance limitée et inégale qui devrait se poursuivre. L’ajustement se produit par des délais de vente plus longs et des négociations, plutôt que par des baisses importantes des prix.
Les articles complets sont disponibles ici pour les appartements et ici pour les maisons.
Ci-dessous, nous abordons les points clés des données.
La croissance des prix nationale est modérée mais continue
En France métropolitaine, les indices globaux des prix de l’immobilier ont enregistré une hausse annuelle de 0,7 %, marquant le troisième trimestre consécutif de croissance annuelle positive. Cette progression marque une légère accélération par rapport au deuxième trimestre (+0,5 %) et au premier (+0,3 %).
Notamment, les appartements ont tiré cette hausse nationale avec des prix en hausse de 1,3 %, tandis que les maisons ont connu une croissance plus modeste de 0,2 %.
Cette hausse générale modérée suggère que la demande revient sur l’ensemble du marché, bien que lentement, et que les appartements demeurent le segment du marché affichant le plus fort élan.
Le schéma reflète une reprise large mais prudente des prix de transaction à travers les régions, soutenue par un intérêt continu des acheteurs et un environnement financier qui se stabilise.
Les marchés régionaux reflètent la tendance nationale avec les appartements
En dehors de la région Île-de-France, qui comprend Paris et ses départements périphériques, la trajectoire des prix de l’immobilier au troisième trimestre 2025 s’aligne de près sur la tendance nationale globale.
La croissance annuelle des prix dans cette région était également de 0,7 %, soit le même chiffre que celui enregistré pour la France métropolitaine dans son ensemble.
Comme pour les données nationales, les prix des appartements ont affiché une performance relativement plus forte, avec une hausse annuelle de 1,3 %, contre 0,5 % pour les maisons.
Cela souligne la résilience des marchés des appartements au-delà de la région capitale, reflétant des changements potentiels dans les modes de vie, notamment la demande pour des biens plus petits et bien situés, ainsi que des contraintes dans les zones très prisées.
L’Île-de-France émerge d’une baisse prolongée
Le marché de la région capitale a connu un renversement notable au cours du troisième trimestre 2025 après une longue période de baisses des prix.
Sur une base annuelle, les prix dans la région ont augmenté de 0,4 %, inversion par rapport aux variations annuelles trimestrielles de -0,1 % au deuxième trimestre et -0,7 % au premier.
Le changement a été principalement tiré par les prix des appartements, qui ont augmenté de 1,3 % sur un an, tandis que les prix des maisons ont continué à diminuer (-1,3%).
Au sein de la région, les prix des appartements à Paris ont augmenté de 1,9 %, dans la petite couronne (les trois départements limitrophes de Paris : Hauts-de-Seine, Seine-Saint-Denis et Val-de-Marne) de 1,2 %, et dans la grande couronne (les départements de Seine-et-Marne, Yvelines, Essonne et Val-d’Oise) de 0,2 %.
Le retour à une croissance annuelle positive dans la région signale un sentiment de marché qui s’améliore, surtout dans les zones urbaines à densité plus élevée.
Les projections prospectives indiquent des gains modérés continus
Les projections basées sur des avant-contrats jusqu’à la fin février 2026 suggèrent que la croissance modérée des prix observée au troisième trimestre 2025 est susceptible de persister au début de 2026.
Ces projections estiment que les indices de prix annuels des appartements à l’échelle nationale pourraient augmenter d’environ 1,4 %, contre environ 0,4 % pour les maisons, ce qui indique une poursuite de la tendance haussière plus soutenue des valeurs des appartements,
En dehors de l’Île-de-France, les prix annuels prévus pour les appartements devraient augmenter d’environ 1,2 %, contre 0,3 % pour les maisons.
Dans l’Île-de-France, les indicateurs prospectifs pointent également vers une poursuite de la croissance des prix des appartements à environ 1,7 % au niveau régional et 1,5 % à Paris, les hausses des prix des maisons restant positives mais plus modérées, autour de 0,8 % dans l’ensemble.
La reprise demeure fragile et inégale
On s’attend à ce que la reprise soit progressive et inégale selon les segments et les régions.
Le rapport indique que malgré des signes de stabilisation des prix et une croissance modeste, la reprise globale du marché au troisième trimestre 2025 est prudente et fragile.
Les volumes de transactions se sont améliorés par rapport à des phases antérieures de contraction, mais restent sensiblement en dessous des niveaux de pic atteints à la mi-2021, ce qui montre que l’activité du marché n’est pas encore revenue à pleine puissance.
Le rythme actuel de la reprise reflète une période prolongée de normalisation plutôt qu’une hausse nette. Le comportement des acheteurs reste influencé par les conditions de financement, en particulier les taux d’intérêt, tandis que les dynamiques du marché – avec les appartements continuant à mieux performer que les maisons – signifient que toute amélioration reste sensible aux conditions économiques plus générales.
Vous pouvez consulter l’ensemble des données des notaires ici
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