Une nouvelle étude montre que le lieu où vous vivez influence fortement le montant que vous économisez
Le lieu où l’on vit influence de manière significative le montant d’argent que l’on a en épargne, selon une nouvelle étude sur les habitudes d’épargne des Français.
Une étude menée par la fintech française Green-Got (et relayée par le site spécialisé Moneyvox) montre que les Français épargnent en moyenne 5 650 € par an, mais que le montant épargné peut varier jusqu’à 70 % selon les régions, en particulier entre les zones rurales et urbaines.
« Les montants économisés dans les zones métropolitaines par rapport aux zones rurales révèlent une fracture dans l’impact de l’inflation selon la région », indique l’étude.
Les habitants des zones urbaines économisent en moyenne 7 173 € par an contre 4 155 € en zones rurales. La moyenne nationale n’a jamais été aussi élevée, selon l’étude.
Ceci rejoint les chiffres de la Banque de France, qui en juin de l’année dernière a montré que l’épargne du pays avait atteint un record de 6 477,6 milliards d’euros — les contrats d’assurance-vie en tête, loin devant les comptes d’épargne réglementés tels que le Livret A.
Les trois régions où l’épargne est la plus élevée sont :
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Île-de-France : 7 500 € par an en moyenne
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Auvergne–Rhône-Alpes : 6 800 €
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Provence-Alpes-Côte-d’Azur (PACA) : 5 500 €
Les régions qui épargnent le moins sont :
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Bourgogne-Franche-Comté : 4 300 €
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Centre-Val de Loire : 4 200 €
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Normandie : 4 200 €
Les outils numériques d’épargne plus efficaces
Les différences s’expliquent en grande partie par des niveaux de revenu variables selon les zones et des comportements financiers différents, selon l’étude.
« Les zones urbaines sont plus susceptibles d’adopter des outils numériques et des pratiques d’épargne régulières, tandis que les zones rurales présentent des comportements plus irréguliers et des montants plus faibles », indique l’étude.
Peut-être n’est-ce pas surprenant pour une étude réalisée par une société fintech : l’étude a montré que les personnes qui utilisent des outils numériques automatisés pour épargner — par exemple en mettant en place une règle sur leur compte bancaire qui dépose automatiquement un certain montant sur un compte d’épargne chaque mois — tendent à épargner davantage que celles qui n’utilisent pas de tels outils, selon l’étude.
« Cet effet de levier semble essentiel pour réduire la fracture territoriale, et démocratiser l’automatisation dans les zones rurales augmenterait non seulement les montants économisés, mais aussi instaurerait une discipline financière durable », a déclaré Andréa Ganovelli, directrice générale de Green-Got.
L’étude a révélé que l’épargne automatique est très répandue en France, avec 77 % des personnes qui automatisent leur épargne chaque mois, et 18 % de ces personnes épargnent plus de 500 € par mois.
