Le syndicat minoritaire du personnel de cabine appelle à une journée de grève en raison de problèmes de planification
Mise à jour à 16h00 le 31 décembre : easyJet a publié un communiqué indiquant : « Nous prévoyons de maintenir l’intégralité de notre programme de vols le 31 décembre et d’assurer la majorité de nos vols vers et depuis la France le 1er janvier. »
« Les passagers prévus de voyager le 1er janvier dont les vols sont touchés par la grève ont été contactés par SMS et par e-mail et se voient proposer des options, notamment un remboursement ou un transfert gratuit pour reprogrammer leur vol. »
Les passagers qui n’ont pas été contactés sont toujours invités à vérifier régulièrement les mises à jour en cas de perturbations.
Une grève du personnel de cabine d’easyJet basé en France est susceptible de perturber les voyages du Nouvel An, tandis qu’un syndicat appelle à « zéro décollage » le 1er janvier 2026.
Une motion de grève d’une journée pour le Jour de l’An a été déposée par l’UNAC, un syndicat minoritaire représentant le personnel de cabine français, après que les négociations annuelles obligatoires entre le groupe et la direction d’easyJet ont échoué.
Le syndicat met en avant un système de planification instable qui a des répercussions sur l’ensemble de la compagnie.
Bien que l’UNAC ne soit pas le syndicat majeur dans le secteur, on s’attend à des perturbations dans les aéroports français, y compris les six bases principales du transporteur à Paris Orly, Paris-Charles de Gaulle, Nice, Bordeaux, Lyon et Nantes.
Alors qu’une journée de « zéro décollage » semble improbable sans le soutien d’autres syndicats, plusieurs vols pourraient être annulés et de nouvelles perturbations sont attendues sur le réseau de la compagnie.
Les vols matinaux — les premiers d’une série de trajets court-courriers — devraient être les plus touchés, surtout si le personnel navigant est principalement basé en France.
La compagnie pourrait envisager d’annoncer un planning révisé pour le 1er janvier pour les vols vers et depuis la France — bien que, au 29 décembre, cela n’ait pas été fait — et pourrait offrir des vols de remplacement gratuits pour les passagers touchés.
Les voyageurs se rendant ou provenant de la France avec la compagnie le 1er janvier doivent rester informés de l’état de leur vol via des alertes par e-mail ou via l’application easyJet.
Bien que la plupart des compagnies aériennes restent au sol le jour de Noël, de nombreuses compagnies à bas coût, dont easyJet et Ryanair et Jet2, maintiennent des programmes normaux ou presque normaux le 1er janvier.
Des problèmes de planification au cœur du conflit
Actuellement, l’UNAC concentre son attention sur une journée d’action fortement perturbatrice, et aucune autre motion de grève n’a été déposée.
Avant le jour de Noël, le principal syndicat représentant le personnel de cabine d’easyJet en France, le SNPNC-FO, menaçait d’une action de grève « pendant la période de Noël » après des négociations échouées avec la direction de la compagnie, également sur des questions de planification.
Un accord de dernière minute, comprenant plusieurs promesses d’amélioration de la planification, a conduit le principal syndicat à suspendre toute action de grève future le 24 décembre. Cela signifie que le SNPNC-FO ne se joindra pas à l’UNAC le 1er janvier, minimisant ainsi l’ampleur des perturbations.
Les membres de l’UNAC ont voté à 64,2 % pour rejeter les négociations avec la direction, et le syndicat affirme qu’il appelle à la grève essentiellement en raison de questions de planification et du « chaos opérationnel » qui pèse sur le personnel de cabine, les passagers et même la compagnie.
Il y a eu « une détérioration profonde des conditions de travail », pour le personnel de cabine, a déclaré le syndicat dans un communiqué de presse annonçant la grève.
« Il n’est plus rare d’observer plusieurs changements d’horaires au cours d’une même journée, souvent à la dernière minute, » ce qui rend « impossible » pour les équipages d’avoir une vie personnelle stable.
« De nombreux collègues, souffrant d’épuisement, nous font part de leur détresse chaque jour », a ajouté le syndicat, précisant qu’un certain nombre d’entre eux finissent en congé maladie.
De plus, le syndicat soutient qu’un meilleur planning est nécessaire pour améliorer la situation de la compagnie elle-même.
Le coût des congés maladie, de l’hébergement temporaire pour les membres d’équipage déployés sur des vols différents, les coûts de « repositionnement » des employés et les remboursements aux passagers touchés par des changements exercent une pression financière sur la compagnie, affirme le syndicat.
« Stabiliser les plannings est désormais une nécessité à la fois sociale et économique. »
