L’avenir des ZFE demeure incertain, mais 25 zones sont actuellement en place
Question du lecteur : Je vis dans le sud-ouest rural de la France, mais je conduis parfois près de Toulouse et de Bordeaux. Je ne suis pas sûr de rouler dans une zone à faibles émissions, et je ne sais pas ce que je dois faire à ce sujet ? Existe-t-il des données en ligne qui pourraient m’aider ?
Les conducteurs en France continuent de faire face à la confusion entourant les zones à faibles émissions (Zones à Faibles Émissions, ou ZFE).
Bien que des députés aient voté en mai 2025 pour mettre fin aux zones ZFE à travers le pays la loi n’est pas encore en vigueur, et qu’elle devrait faire face à plusieurs défis juridiques avant d’être appliquée (si elle est appliquée du tout).
Les conducteurs doivent donc continuer à respecter les règles des ZFE là où elles existent jusqu’à ce que des éclaircissements supplémentaires soient apportés.
Les ZFE sont étroitement liées au système de stickers ‘Crit’Air’ qui indiquent les niveaux de pollution d’un véhicule.
Plus le score d’un véhicule est élevé, plus il est polluant, et les véhicules les plus polluants seront progressivement interdits dans les zones urbaines.
Tous les véhicules qui traversent une ZFE en France doivent afficher un sticker Crit’Air sur leur pare-brise (ou à l’avant d’une moto).
Cela inclut les conducteurs de véhicules non français tels que les touristes, ainsi que ceux qui ne font que passer et ne s’arrêtent pas dans une ZFE.
Bien que le même sticker Crit’Air fonctionne dans toutes les ZFE à travers la France – vous pouvez rouler de Nice à Paris via Lyon sans changer le sticker – les règles peuvent varier d’une zone à l’autre.
Un véhicule autorisé à Nice peut par exemple être interdit à Lyon, ou autorisé à entrer à Toulouse uniquement pendant certaines heures.
Les conducteurs qui ne présentent pas un sticker Crit’Air dans une ZFE se voient infliger une amende de 68 € ainsi que d’autres pénalités s’ils conduisent un véhicule classé comme trop polluant – par exemple une voiture Crit’Air 5 dans une ZFE où seuls les véhicules Crit’Air 4 et moins sont autorisés.
Où peut-on trouver des informations ?
La loi sur la mobilité de 2019 a exigé que toutes les zones urbaines d’une population d’au moins 150 000 habitants mettent éventuellement en œuvre une ZFE.
D’ici 2025, 25 zones de ce type existaient – plusieurs n’étaient pas encore entrées en vigueur au moment de la loi de mai 2025.
Aucune nouvelle zone n’est actuellement prévue pour 2026 en raison de l’avenir incertain des règles des ZFE.
Les règles concernant les véhicules interdits d’entrer dans la ZFE reposent généralement sur la classification Crit’Air du véhicule, avec des restrictions empêchant l’entrée pendant certaines heures (généralement interdit pendant la journée) ou pendant un certain ensemble de jours (par exemple du lundi au vendredi mais autorisés les week-ends).
Les règles peuvent également différer pour les professionnels utilisant leurs véhicules à des fins professionnelles.
Autrefois, il était difficile de trouver des informations exactes car les sources en ligne différaient et il n’existait pas de site central rassemblant toutes les réglementations Crit’Air et ZFE.
Ainsi, désormais, une liste des 25 zones peut être trouvée sur ce site gouvernemental, aux côtés des réglementations spécifiques individuelles en place.
Si ce n’est pas affiché directement sur la page, le site gouvernemental renvoie vers les sites des mairies locales qui expliquent les restrictions plus en détail.
Ces pages peuvent également afficher des cartes précises indiquant où les règles s’appliquent.
Dans certains cas, même si vous ne traversez une zone que pendant quelques minutes (elles peuvent s’étendre à certaines zones suburbaines), vous aurez tout de même besoin d’un sticker.
Si vous n’avez pas encore de sticker Crit’Air pour votre véhicule, il est recommandé d’en obtenir un, car même si le système ZFE venait à prendre fin, ces vignettes peuvent être utilisées à d’autres fins.
Les stickers peuvent être commandés directement via un site gouvernemental et coûtent 3,11 € plus les frais d’envoi. Les commandes pour les véhicules immatriculés en dehors de la France peuvent être plus coûteuses.
