Le faible taux d’inflation de la France l’a aidée à battre de nombreuses autres nations
La France a été classée 11e au niveau mondial pour son économie dans un nouveau classement, devançant des pays tels que le Royaume‑Uni, les États‑Unis et l’Allemagne.
Le classement, par le respecté magazine britannique The Economist, est paru fin décembre 2025, et indiquait que « malgré son chaos politique, la France obtient un score assez bon ».
La liste comprend 36 pays. Elle se fonde sur cinq indicateurs (et leurs variations en pourcentage d’une année sur l’autre) :
Le bon score de la France est principalement dû à son faible taux d’inflation (l’INSEE, le bureau d’économie et de statistiques français, l’évalue à 0,9 % en glissement annuel en novembre). De même, sa croissance contribue au score positif, avec 0,9 % de PIB en 2025 (supérieur à la prévision de 0,8 %).
La note relative à l’Emploi de la France était également positive, affichant une augmentation de 1,5 %. L’indicateur des prix des actions a augmenté de 7,6 %.
La position de la France la met devant une majorité des autres pays de la liste, y compris certaines grandes économies telles que l’Allemagne (20e), la Norvège (29e) et le Royaume‑Uni (27e).
Le Royaume‑Uni a enregistré une hausse de 15,2 % des prix des actions, une augmentation du PIB de 1,3 % et 0,9 % en emploi.
« Cela aurait pu être pire »
Dans l’ensemble, The Economist a conclu que « cela aurait pu être bien pire », les économistes ayant « redouté une forte récession mondiale » après que le président américain Donald Trump « ait déclenché sa guerre commerciale ».
Au lieu de cela, il a été dit que « le PIB mondial devrait probablement croître d’environ 3 % cette année », « le chômage reste bas presque partout » et « les marchés boursiers ont enregistré une nouvelle année de gains respectables ». « Seule l’inflation est vraiment préoccupante », a-t-il été dit, car elle demeure largement au‑dessus des objectifs de 2 % fixés par les banques centrales dans l’OCDE.
Le Portugal en tête
Le Portugal est apparu comme la nation dominante de cette année, occupant la première place. Le magazine a déclaré que, en 2025, le Portugal « combinait une forte croissance du PIB, une faible inflation et des marchés sains », tout en profitant d’un tourisme florissant et « d’étrangers fortunés qui s’y installent pour profiter d’un régime fiscal avantageux ».
Le classement ne prend pas en compte la dette publique ni le déficit, mais The Economist a noté que presque tous les pays d’Europe du Sud qui avaient été durement touchés par la crise de la dette au début des années 2010 restent « près du sommet » de la liste même aujourd’hui. La Grèce, par exemple, est arrivée à la 6e place (après être arrivée en tête en 2022 et 2023).
Les États‑Unis « pas spectaculaires »
À l’échelle internationale, les États‑Unis se sont classés 17e, derrière la plupart des nations européennes de la liste, y compris la Slovénie et la Pologne. Le magazine a déclaré que son « marché de l’emploi est solide mais pas spectaculaire » et que « l’inflation relativement élevée a fait chuter son score ».
Cette position place également les États‑Unis derrière d’autres nations d’Amérique du Nord et du Sud, dont le Canada et la Colombie.
Le pays classé dernier du classement (36e) est la Slovaquie, l’Autriche (33e) et la Finlande (35e) se retrouvant également à l’arrière, proches de nations non européennes comme la Nouvelle‑Zélande (31e) et le Mexique (30e).
Le classement complet est le suivant :
1. Portugal
2. Irlande
3. Israël
4=. Colombie
4=. Espagne
6=. République tchèque
6=. Grèce
8. Canada
9. Slovénie
10. Pologne
11. France
12. Japon
13=. Belgique
13=. Corée du Sud
15. Luxembourg
16. Italie
17. États‑Unis
18. Australie
19. Turquie
20. Allemagne
21. Danemark
22=. Islande
22=. Lettonie
24. Suisse
25. Pays‑ Bas
26. Hongrie
27. Royaume‑Uni
28. Suède
29. Norvège
30. Mexique
31. Nouvelle‑Zélande
32. Lituanie
33. Autriche
34. Estonie
35. Finlande
36. Slovaquie
