Les protestations se poursuivent sur l’A64, l’A83 et l’A63 et sur les routes départementales
Plusieurs barrages routiers devraient rester en place sur les grandes routes de France pendant Noël, alors que certains agriculteurs poursuivent leur action de protestation pendant la période festive.
Un appel à une « Trêve de Noël » lancé par les dirigeants syndicaux a été partiellement entendu, de nombreux barrages majeurs ayant été levés — mais pas tous.
Des barrages majeurs demeurent aujourd’hui (le 24 décembre) sur l’A64 près de Carbonne (Haute-Garonne) dans le sud-ouest de la France, bien que des barrages plus modestes plus loin sur l’itinéraire, réalisés par des agriculteurs basques, aient été levés. Des agriculteurs continuent également de bloquer l’A63 près de Bordeaux, à Cestas.
Les agriculteurs bloquant l’A64 organiseront une messe de Noël ce soir, signe de leur intention de maintenir le blocus dans les jours à venir.
Des barrages notables sont également en place sur l’A83 en Vendée, la RN19 en Haute-Saône, et la N124 dans le Gers. Des perturbations subsistent également sur les plus petites routes nationales ou départementales.
Vous pouvez lire comment vérifier la présence de barrages routiers près de chez vous dans notre article ici.
Il peut également y avoir des actions ponctuelles — telles que des barrages temporaires, des convois de tracteurs, ou des perturbations devant des bâtiments publics, y compris les mairies — tout au long de la période de Noël. Celles-ci ne sont généralement pas annoncées à l’avance.
Une de ces protestations surprises a eu lieu hier en Haute-Loire, où environ 50 agriculteurs ont installé un barrage à un rond-point de Cussac-sur-Loire.
Les protestations reviendront-elles après Noël ?
Le président français Emmanuel Macron a rencontré hier (le 23 décembre) les dirigeants syndicaux pour discuter du prochain accord de libre-échange UE-Mercosur.
Un vote clé sur cet accord a été reporté à janvier 2026, mais les syndicats restent unis dans leur position et veulent son annulation totale.
Alors que les agriculteurs qui ont poursuivi les protestations s’opposent également à l’accord Mercosur, ils protestent principalement contre les ordres d’abattre les troupeaux bovins touchés par la maladie de la peau bossellée.
Le Premier ministre Sébastien Lecornu a annoncé un financement supplémentaire de 11 millions d’euros pour aider les agriculteurs touchés et renforcer une campagne de vaccination déjà élargie contre la maladie. Cependant, pour certains agriculteurs, cela ne suffit pas et ils demandent la fin totale de toute demande d’abattage.
Les syndicats prévoient de tenir des réunions internes après Noël afin de décider de l’avenir du mouvement.
Ils n’ont pas exclu la possibilité de demander le retour des agriculteurs à leurs barrages après Noël, bien qu’ils puissent opter pour une prolongation de la trêve jusqu’après le Nouvel An.
Une décision collective sera prise en concertation par les principales unions, ce qui signifie que si les protestations reprennent, elles seront fortement soutenues et largement perturbatrices.
