Escroc britannique surnommé « Puppet Master » en prison française obtient le retour de ses téléphones en appel

Robert Hendy-Freegard a été condamné à six ans de prison après avoir percuté deux gendarmes avec sa voiture

A notoire arnaqueur britannique qui a percuté deux gendarmes avec sa voiture lors d’un incident dans le département de la Creuse a obtenu le droit de récupérer sept téléphones portables saisis à l’issue d’une audience de la cour d’appel à Limoges, dans le centre de la France.

Robert Hendy-Freegard, 54 ans, également connu sous le nom de David Hendy, s’était enfui en Belgique après avoir percuté les gendarmes avec sa voiture à la suite d’un appel émanant d’une propriété située dans la petite commune de Vidaillat en 2022.

L’une des gendarmes s’est cassé le nez et a été traînée pendant environ 100 mètres sur le capot de la voiture, son partenaire étant également blessé.

Des agents avaient été appelés après que le maire et des travailleurs sociaux se furent inquiétés d’une Britannique, Sandra Clifton, vivant seule à la maison.

Mme Clifton, qui ne parlait pas français et gagnait sa vie en élevant des chiens,paraissait isolée, ne recevant la visite que d’Hendy-Freegard et les vivres qu’il lui apportait.

Elle est l’une des plusieurs femmes dont Hendy-Freegard est soupçonné d’arnaquer à travers un réseau épais de tromperies à travers la France et le Royaume‑Uni, y compris des affirmations selon lesquelles il était agent du MI5.

Son histoire est devenue célèbre grâce à un documentaire criminel de Netflix intitulé The Puppet Master sur ses activités criminelles passées.

Intention de poursuivre Netflix pour le documentaire

Hendy-Freegard prit la fuite vers la Belgique après avoir percuté les gendarmes mais il a été arrêté et extradé vers la France, où il est en prison depuis octobre 2022. Mme Clifton est retournée au Royaume‑Uni.

Hendy-Freegard a été condamné à six ans de prison en France en février 2025. Lors de son appel, où il s’est représenté lui-même, il n’a pas contesté la peine de prison mais d’autres parties du jugement, y compris la confiscation de sept téléphones portables de sa propriété, selon France 3 Nouvelle-Aquitaine.

Il a déclaré à la cour d’appel qu’il avait besoin des téléphones car ils contenaient des éléments entourant une affaire juridique contre la société de streaming américaine Netflix.

Le documentaire montre comment il a convaincu un certain nombre de femmes et un homme qu’il était un agent secret du MI5, dont la couverture a été éventée et qui devaient couper les liens avec leur famille, se cacher avec lui et lui donner de l’argent.

Pour ces crimes, il a été condamné à la réclusion à perpétuité au Royaume‑Uni, en 2005, après avoir été reconnu coupable de deux chefs d’enlèvement, de 10 vols et de huit fraudes.

La peine a ensuite été réduite à neuf ans après qu’un tribunal d’appel a annulé les verdicts d’enlèvement.

Téléphones rendus mais d’autres recours en appel infructueux

« Mes téléphones contiennent des messages, des photos et des vidéos sur lesquels je counting sur pour les utiliser lors d’un procès contre Netflix », aurait déclaré Hendy-Freegard à l’audience.

« Parce que tout ce qui a été raconté [dans le film] était faux et cela a eu un impact sur ma vie. »

Dans un jugement rendu après le procès, les juges ont accepté qu’il puisse récupérer les téléphones.

Il a aussi contesté une condition qui l’interdit d’habiter dans le département de la Creuse. Les juges se sont demandé pourquoi il voulait le faire, alors qu’il prévoyait de retourner au Royaume‑Uni pour une intervention chirurgicale après sa sortie de prison.

« Je suis le propriétaire d’un bien dans la Creuse », a déclaré Hendy-Freegard.

« Si je ne peux pas entrer dans le département, je serai sans domicile. Pourquoi me rendre sans domicile ? Ni Sandra ni moi ne voulons vendre la maison. »

M. Hendy-Freegard a également demandé la restitution de la voiture qu’il conduisait lorsque il a percuté les gendarmes, une Audi A3 affichant 300 000 km au compteur.

Il a déclaré à la cour que le véhicule était au nom de Mme Clifton et avait été très bien entretenu.

Et il a demandé la restitution de son permis de conduire, affirmant qu’il en avait besoin pour retourner au Royaume‑Uni, bien que les juges aient demandé pourquoi il ne pouvait pas prendre le train et aient rappelé que la voiture était l’arme qu’il avait utilisée pour blesser les gendarmes.

La cour d’appel a accordé la restitution de ses téléphones mais a rejeté sa demande de pouvoir résider en Creuse, ou de récupérer son permis de conduire et sa voiture.

En France, il est courant que les prisonniers puissent demander une libération conditionnelle après avoir purgé la moitié de leur peine, il est donc possible que M. Freegard-Hendy ait été admissible à une libération après l’audience d’appel.


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