Icône du cinéma et militante des droits des animaux décède à 91 ans

Elle est devenue une figure internationale dans les années 1950 et 1960 avant de quitter le cinéma à l’âge de 39 ans

Brigitte Bardot, l’une des actrices françaises les plus reconnues à l’échelle internationale et, plus tard, une militante de premier plan pour les droits des animaux, est décédée à l’âge de 91 ans.

Sa carrière cinématographique a duré un peu plus de deux décennies, du début des années 1950 au début des années 1970, mais son image est devenue un repère durable dans la culture populaire mondiale.

Après avoir quitté le cinéma, elle a consacré sa vie publique à la protection des animaux, devenant par la suite une figure politique controversée en France.

Née à Paris en 1934 dans une famille bourgeoise et conservatrice, Bardot a suivi une formation de danse classique avant d’entrer dans le modelling et le cinéma à l’adolescence.

Elle est apparue dans ses premiers films au début des années 1950, mais a attiré l’attention internationale en 1956 avec Et Dieu… créa la femme, réalisé par Roger Vadim.

Le film a établi son image publique et était largement perçu à l’époque comme marquant un tournant dans les représentations de la sexualité féminine dans le cinéma d’après-guerre.

Bardot a ensuite joué dans plus de 40 films, travaillant avec des réalisateurs tels que Jean-Luc Godard (Le Mépris), Louis Malle (Viva Maria!), et Henri-Georges Clouzot (La Vérité).

Pendant la fin des années 1950 et les années 1960, elle figurait parmi les personnalités culturelles françaises les plus visibles à l’étranger, avec une attention médiatique intense et persistante centrée sur sa vie privée, ses relations et son apparence.

Retrait du cinéma et focalisation sur la protection des animaux

En 1973, à l’âge de 39 ans, Bardot a mis fin à sa carrière d’actrice et n’est pas revenue au cinéma. Elle a redirigé son énergie vers la protection des animaux, cause qu’elle a décrite comme centrale dans sa vie.

Elle a créé ce qui est devenu la Fondation Brigitte Bardot, soutenant des refuges, des actions en justice et des campagnes en France et à l’international. 

Ses actions les mieux connues portaient sur l’opposition à la chasse au phoque, qui a attiré une attention internationale significative à la fin des années 1970. La fondation a ensuite élargi son travail pour inclure l’opposition au commerce de la fourrure, les pratiques de chasse et les méthodes d’élevage industriel.

Le bien-être animal est resté l’objectif principal de ses interventions publiques pour le reste de sa vie.

Controverse politique et années ultérieures

À partir de la fin des années 1990, Bardot est également devenue connue pour des prises de position politiques franches, notamment sur l’immigration, l’islam et l’identité nationale.

Plusieurs de ces remarques lui ont valu des condamnations pénales pour incitation à la haine raciale selon la loi française.

Elle a exprimé son soutien à des figures et mouvements d’extrême droite, y compris des membres de la famille Le Pen, des positions qui contrastaient fortement avec l’image associée à sa carrière antérieure.

Bardot a rejeté les accusations de racisme et a soutenu que ses opinions reflettaient une défense des traditions culturelles françaises.

Elle a vécu à Saint-Tropez pendant des décennies, apparaissant rarement en public et refusant la plupart des distinctions officielles.

Sa présence publique était largement limitée à des déclarations écrites, des apparitions devant les tribunaux et des interventions liées au bien-être animal.

Brigitte Bardot laisse derrière elle un héritage défini par son influence sur le cinéma d’après-guerre, son activisme de longue haleine en faveur du bien-être animal et les controverses qui ont marqué les dernières décennies de sa vie.

Elle laisse derrière elle son fils Nicolas-Jacques Charrier.


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