Le trajet durera cinq heures, en évitant le centre de la France et en se dirigeant plutôt vers le nord, près de Paris
Un service direct de TGV à grande vitesse entre Bordeaux et Lyon sera lancé d’ici la mi-2027, a annoncé la SNCF, opérateur national, dans le cadre d’une expansion plus large de ses services à grande vitesse au cours des 18 prochains mois.
Relier les deux villes en cinq heures, l’itinéraire ne sera pas linéaire entre les deux destinations.
Au lieu de cela, il évitera les zones centrales de la France et s’arrêtera dans les grands pôles TGV du réseau, notamment Massy (près de Paris, dans l’Essonne), Saint-Pierre-des-Corps (près de Tours, dans l’Indre-et-Loire), Poitiers et Angoulême.
Les horaires complets n’ont pas encore été publiés. Les billets commenceront à partir de 19 €, et la SNCF vise à ce que la moitié des billets adultes soient à moins de 30 €. L’entreprise espère attirer un million de passagers par an sur cette ligne.
L’annonce a suscité des critiques de la part des responsables des zones centrales, qui espéraient qu’un lien ferroviaire direct traverserait ces départements.
« Ce que nous voulons, c’est l’installation d’un train Intercités (pas un TGV) qui emprunterait les voies existantes entre Lyon et Bordeaux, et permettrait de desservir de nombreuses villes et zones métropolitaines négligées du Massif Central », a déclaré à l’AFP le président du collectif Aurail, Marc Goutteroze.
Les TGV, ou trains à grande vitesse, fonctionnent généralement sur des voies dédiées distinctes du réseau principal, ce qui permet des temps de trajet plus rapides au prix de moins d’arrêts.
Il existe des lignes TGV dédiées entre Lyon-Paris et Paris-Bordeaux, qui devraient être utilisées par le service pour la majeure partie du trajet.
Les trains Intercités utilisent des voies standard et ont tendance à s’arrêter dans davantage de gares le long des itinéraires, ce qui prend plus de temps mais atteint des zones inexplorées par les services à grande vitesse.
Expansion de la flotte de trains OuiGo
La nouvelle ligne a été annoncée au milieu d’une série d’autres mises à jour du réseau ferroviaire pour les années à venir.
La flotte de trains OuiGo TGV – à grande vitesse mais à bas coût avec un modèle économique sans fioritures – passera de 38 à 50, les trains actuellement fonctionnant sous la bannière InOui (les TGV standards) étant remplacés par l’arrivée de modèles plus récents.
Cela signifie que de nouveaux services OuiGo rouleront en 2026, incluant une liaison Paris-Hendaye via Bordeaux, Dax, Bayonne et Biarritz, ainsi qu’une liaison Paris-Montpellier via Lyon.
Le train OuiGo Paris-Rennes, populaire, verra l’ajout d’un troisième service quotidien aller-retour.
« D’ici 2030, nous aurons 30 % de rames supplémentaires, 30 % de sièges supplémentaires et 30 % de passagers supplémentaires sur le réseau OuiGo », a déclaré le directeur des trains à grande vitesse de la SNCF, Alain Krakovitch.
La SNCF vise à atteindre 200 millions de passagers sur son réseau à grande vitesse, y compris les services InOui, OuiGo et Eurostar, dans les années à venir.
