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Nous examinons les spécialistes touchés et le fonctionnement du remboursement des patients pour les nouveaux tarifs

De nouveaux tarifs pour certains rendez-vous médicaux spécialisés doivent entrer en vigueur en France à partir du 1er janvier 2026.

Les consultations chez les pédiatres, les gynécologues et les gériatres figurent parmi celles qui seront touchées, les tarifs augmentant de 5 € dans plusieurs cas.

Les changements ne s’appliquent qu’au secteur 1 (tous les médecins de ce secteur) et aux professionnels du secteur 2 relevant du régime OPTAM, dont les tarifs sont contrôlés par l’Assurance Maladie

Les autres spécialistes (médecins du secteur 2 qui n’ont pas adhéré au régime OPTAM et médecins du secteur 3) continueront à fixer leurs propres tarifs.

Par ailleurs, une nouvelle longue consultation à 60 € pour les plus de 80 ans sera introduite.

Disponible une fois par an, elle ne pourra avoir lieu que si le patient a récemment été hospitalisé, afin de « combiner » les rendez-vous pour plusieurs questions médicales, ou dans le cadre d’un parcours socio-médical de transition accepté par des experts. 

Les hausses s’inscrivent dans une montée progressive des tarifs pour plusieurs rendez-vous de spécialistes, convenues entre les syndicats médicaux et l’Assurance Maladie et, dans la plupart des cas, suivent une première série d’augmentations introduites en décembre 2024. 

Les nouveaux tarifs devaient initialement être introduits en juillet 2025, mais ont été repoussés en raison des préoccupations liées aux dépenses de santé au cours de l’année. 

Les nouvelles mesures font suite à de longues négociations entre l’Assurance Maladie et les syndicats. 

Elles visent à améliorer la qualité des soins des patients, notamment en dehors des hôpitaux et dans les zones rurales, et à adapter les soins primaires au paysage sanitaire moderne.

Quels tarifs vont changer ?

Voici quelques-unes des principales augmentations qui entreront en vigueur : 

  • Consultations chez un pédiatre pour un enfant de moins de 2 ans, passant de 39 € à 40 € (avant décembre 2024, c’était 38,50 €). Les bilans obligatoires pour les enfants de moins de 2 ans passeront de 45 € à 50 €

  • Consultations chez un pédiatre pour différents bilans obligatoires — connus sous le nom de COE (à 8 jours, 9 mois et deux ans) — passeront de 54 € à 60 €. Toutefois, contrairement à d’autres types de rendez-vous, ce tarif fixe s’applique à tous les praticiens des secteurs 1 et 2, qu’ils soient ou non adhérents à OPTAM, et est remboursé à 100 % par l’Assurance Maladie (ce qui signifie aucune dépense pour les parents).

  • Consultations avec un psychiatre, neuropsychiatre ou neurologue, passant de 55 € à 57 € (avant décembre 2024, c’était 51,70 €). Pour les moins de 25 ans, cela peut monter à 75 €

  • Consultations chez une gynécologue, passant de 37 € à 40 € (avant décembre 2024, c’était 33,50 €)

  • Consultations chez un gériatre, passant de 37 € à 42 € (avant décembre 2024, c’était 31,50 €) 

  • Consultations chez un dermatologue pour le dépistage du mélanome, passant de 54 € à 60 € (avant décembre 2024, c’était 47,50 €) 

Les remboursements vont-ils évoluer aussi ?

L’Assurance Maladie continuera à rembourser les rendez-vous avec les médecins des secteurs 1 et 2 OPTAM selon les tarifs actuels (généralement 70 %), le reste étant majoritairement à la charge du patient ou couvert par sa mutuelle.

Les taux de remboursement pour les médecins du secteur 2 non OPTAM resteront à leur niveau actuel.

Par exemple, une consultation avec une gynécologue du secteur 2 non OPTAM a un taux de remboursement maximal de 23 € (hors franchises obligatoires), quel que soit le coût total.

Nouveau modèle de rémunération des médecins généralistes

Une autre modification prévoit que les médecins généralistes (médecins traitants) soient rémunérés sur une base forfaitaire annuelle pour chaque patient inscrits chez eux. Les tarifs seront basés sur le statut du patient (âge, état de santé, précarité financière), ainsi que sur l’âge et le lieu du médecin.

Cette somme forfaitaire varie d’environ 5 € pour un adulte unique, autrement en bonne santé, jusqu’à 100 € pour une personne de plus de 80 ans atteinte d’une maladie de longue durée. 

Des suppléments pour la fourniture de certains soins préventifs, tels que les vaccins contre la grippe, seront également versés.

Ces paiements représentent environ 15 % du revenu annuel d’un médecin généraliste. 

Cette modification concerne la rémunération des médecins généralistes et ne modifie pas les frais de consultation pour les patients ni les règles de remboursement obligatoires.

Des ajustements mineurs des paiements liés à la chirurgie et à l’obstétrique seront également mis en œuvre, via un financement supplémentaire de 240 millions d’euros.

Encore une fois, cela n’aura aucun impact sur les coûts pour les patients, mais fait partie des accords entre l’Assurance Maladie et les professionnels du secteur.

Une refonte plus large de la nomenclature médicale et des paiements associés de l’Assurance Maladie vers les spécialistes est en cours.

Environ 13 000 définitions et paiements associés sont en cours de révision par l’Assurance Maladie et les syndicats, dans la première grande mise à jour de ce type depuis plus de 20 ans.

Une liste complète des changements du 1er janvier liés à l’Assurance Maladie est disponible ici: ici.


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