2,6 millions (33 % de la population immigrée) avaient obtenu la citoyenneté
Quelque 11,3 % de la population de la France, soit 7,7 millions de personnes, sont des immigrés, selon les statistiques récentes de l’Insee, publiées l’année dernière.
Les chiffres, qui se rapportent à 2024, montrent que 2,6 millions (33 % de la population immigrée) avaient obtenu la citoyenneté française.
Dans ce cas, les immigrés étaient définis comme des personnes nées étrangères, dans des pays étrangers, qui vivent désormais en France.
Les statistiques ont en outre révélé des détails sur les étrangers, définis comme des personnes qui vivent en France sans citoyenneté française, soit parce qu’elles possèdent une autre nationalité, soit parce qu’elles sont apatrides.
Cela n’inclut pas les personnes qui possèdent la citoyenneté française et une ou plusieurs autres nationalités.
L’Insee comptait 6 millions d’étrangers en 2024, soit 8,8 % de la population totale.
Cela inclut les cas où des étrangers naissent en France et ne prennent pas la nationalité française.
Immigrants par lieu de naissance
L’Afrique a été le continent de naissance de la plus grande proportion d’immigrants (48,9 %), suivie par l’Europe (30,9 %), l’Asie (14,3 %) et les Amériques et la région Pacifique (5,9 %).
La définition par pays de naissance place l’Algérie en tête (12,4 %), suivie du Maroc (11,7 %), du Portugal (7,3 %), de la Tunisie (4,9 %), de l’Italie (3,6 %), de la Turquie (3,4 %) et de l’Espagne (3,1 %). Ces sept pays représentent 46,4 % de l’ensemble des immigrés.
Variation migratoire
Le rapport a également montré la différence entre le nombre d’immigrants entrant en France et le nombre de personnes quittant le pays. Les chiffres disponibles de 2006 à 2021 montrent une immigration nette systématiquement plus élevée que l’émigration nette.
« En moyenne, entre 2006 et 2021, trois immigrés sont entrés sur le territoire pour chaque départ, par exemple à l’issue d’une période d’études ou de travail en France, ou lors de la retraite », a indiqué le rapport.
Comparaisons historiques et de genre
Enfin, le rapport résume comment la population immigrée de France a évolué au cours des dernières décennies.
« Après une baisse de la part des immigrés dans la population entre 1931 (6,6 %) et 1946 (5,0 %), la part des immigrés a augmenté jusqu’à 1975. Elle s’est ensuite stabilisée jusqu’à la fin des années 1990, notamment après les crises pétrolières et le ralentissement de l’immigration de travail.
« Depuis le début des années 2000, le nombre d’immigrants croît de nouveau plus rapidement que la population totale. »
Il ajouta que entre le milieu des années 1940 et le milieu des années 1970, les flux d’immigration étaient principalement masculins, en grande partie pour répondre aux besoins de main-d’œuvre issus de la reconstruction d’après-guerre. En 2024, toutefois, plus de la moitié (52 %) des immigrés vivant en France étaient des femmes.
Le rapport est disponible en ligne.
