Les seuils sont généralement mis à jour chaque année en fonction de l’inflation
Les tranches d’impôt sur le revenu en France pour les déclarations au printemps 2026, calculées sur les revenus perçus en 2025, ont été augmentées afin de suivre l’inflation.
Le gouvernement a confirmé une réévaluation de 0,9% de toutes les tranches d’imposition, conçue pour neutraliser les effets de l’inflation sur la fiscalité des ménages.
Comme les années précédentes, cela signifie que les ménages dont le revenu a augmenté globalement au même rythme que les prix devraient éviter de passer dans une tranche supérieure d’impôt ou de devenir imposables à l’impôt sur le revenu alors qu’ils ne l’étaient pas auparavant.
La réévaluation s’applique à chacune des cinq tranches d’imposition et a été rendue possible après l’adoption de la partie recettes du budget prévisionnel 2026, après le rejet des motions de censure à l’Assemblée nationale.
Pour rappel, les déclarations de revenus effectuées au printemps 2026 se rapportent aux revenus perçus au cours de l’année civile 2025.
L’exonération totale de l’impôt sur le revenu continue de s’appliquer aux revenus les plus faibles, les revenus supérieurs à un certain seuil étant ensuite imposés de manière progressive.
Plusieurs mécanismes de calcul sont utilisés par l’administration fiscale pour déterminer si un ménage est redevable de l’impôt sur le revenu, parmi lesquels le quotient familial. Celui-ci tient compte de la taille du ménage et des personnes à charge, réduisant le montant d’impôt dû par les familles par rapport aux ménages composés d’une seule personne sur le même revenu.
Plus il y a de personnes comprises dans le foyer fiscal (conjoint(s) et enfants à charge, par exemple), proportionnellement plus la charge fiscale est faible.
Que signifie cela pour une personne célibataire ?
Le cas le plus simple est celui d’une personne célibataire avec une part fiscale unique, ce qui signifie qu’il n’y a pas d’avantage lié au système du quotient familial.
« Célibataire » ici désigne une personne qui vit seule, sans personne à charge, et qui n’est pas mariée ou en partenariat civil (Pacs), ou qui est séparée, divorcée ou veuve.
À première vue, cela pourrait laisser penser qu’une personne célibataire commence à payer l’impôt une fois que son revenu net imposable dépasse 11 600 €, le seuil du premier palier à 11 %.
En pratique, toutefois, le seuil à partir duquel l’impôt sur le revenu devient réellement dû est plus élevé, en raison de deux mécanismes supplémentaires :
-
la décote, qui réduit ou annule l’impôt pour les revenus les plus faibles
-
le fait que les impôts dus inférieurs à 61 € ne sont pas collectés
En tenant compte de cela, une personne célibataire commencera à payer l’impôt sur le revenu pour l’année d’imposition 2025 seulement lorsque son revenu net imposable annuel dépassera environ 17 600 €.
En dessous de ce niveau, l’impôt théoriquement dû est annulé par la décote ou retombe en dessous du seuil de perception.
Ce calcul s’applique à l’ensemble des revenus déclarés sur la déclaration de revenus du foyer, y compris les salaires, les pensions, les revenus locatifs et autres sources imposables.
Notez que ce chiffre ne tient pas compte de l’effet des crédits ou réductions d’impôt (pour la garde d’enfants, les travaux de rénovation énergétique, les dons, etc.). Dans ce cas, une personne peut gagner plus que ce montant et ne pas payer d’impôt sur le revenu une fois les crédits appliqués.
Note toutefois que les informations ci-dessus concernent l’impôt sur le revenu, et non les prélèvements sociaux, qui s’appliquent séparément à la plupart des revenus imposables en France. Par ailleurs, les non-résidents ayant des revenus imposables en France paient généralement à un taux différent (au moins un taux moyen de 20 %).
