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Le leader du plus grand syndicat français souhaite des changements substantiels du système actuel d’abattements fiscaux
La dirigeante du plus grand syndicat de France, la CFDT, a déclaré qu’elle souhaite que toutes les successions en France soient imposables – et prévoit de discuter de l’idée avec les candidats à la présidentielle autres que ceux de l’extrême droite.
« Nous préconisons une réforme de l’impôt sur les successions, de sorte que chaque héritage serait taxé, dès le premier euro, ce qui n’est pas le cas aujourd’hui », a déclaré Marylise Léon sur RTL.
Cela impliquerait de changer substantiellement le système actuel d’abattements fiscaux, qui inclut une exonération de 100 000 € pour les héritages d’un parent à son enfant.
Mme Léon a suggéré que cela pourrait fonctionner en taxant la première partie de tout héritage à un nouveau taux faible de 1 %, toutefois elle n’entre pas dans les détails du système proposé ni n’a évoqué les conjoints qui héritent actuellement sans impôt.
Le gouvernement avait estimé auparavant que les deux tiers des successions ne font pas l’objet de l’impôt sur les successions.
L’impôt sur les successions s’impose comme une question dans la campagne présidentielle de 2027.
Le candidat du centre gauche, Raphaël Glucksmann, propose une taxation supplémentaire des 1 % d’héritages les plus importants, tandis que le parti de la candidate écologiste Marine Tondelier propose des taxes supplémentaires sur les héritages supérieurs à 4 millions d’euros.
En revanche, le candidat de droite Bruno Retailleau s’est engagé à réduire l’impôt sur les successions, tandis qu’Édouard Philippe et Gabriel Attal ont proposé de faciliter les dons de son vivant pour transmettre de l’argent.
Le Rassemblement National de Marine Le Pen propose d’exclure jusqu’à 300 000 € de biens du calcul de l’impôt sur les successions et d’autoriser des dons exonérés de 100 000 € aux descendants tous les dix ans, plutôt que tous les quinze.
