Seulement 0,6 % des propriétés en Angleterre et au Pays de Galles sont classées comme résidences secondaires
Combien de fois avez-vous remarqué les volets fermés des maisons voisines et vous êtes-vous demandé qui les possède et où elles se trouvent ?
Selon l’institut national de la statistique et des études économiques (Insee), il y a actuellement 38,4 millions de logements en France, dont 82,5 % sont des résidences principales.
Des lois de succession compliquées signifient que les logements sont souvent hérités par plusieurs ayants droit, qui doivent tous s’accorder sur les conditions de vente, laissant de nombreuses propriétés inoccupées en attendant.
Le nombre de logements vacants (habitable mais non occupés depuis au moins un an) a fortement augmenté entre 2005 et 2019; à un moment donné, ils représentaient 8,1 % de l’ensemble des logements en France.
L’action du gouvernement – plus précisément le Plan national de lutte contre les logements vacants – a fait baisser la proportion de logements vacants à 7,7 % en 2025. On prévoit qu’elle chutera à nouveau cette année.
Parmi les 38,4 millions de logements en France, 3,8 millions (10 %) sont des résidences secondaires ou ne sont utilisées que ponctuellement. En comparaison, seulement 0,6 % des propriétés en Angleterre et au Pays de Galles sont classées comme résidences secondaires, et 4,6 % aux États-Unis.
Sans surprise, 40 % des résidences secondaires en France se trouvent sur la côte et 16 % dans les montagnes, des lieux choisis pour leur aptitude aux vacances. Environ 12 % se situent dans des zones très peuplées, loin du littoral ou des stations de ski.
Les résidences secondaires ont tendance à être plus petites que les résidences principales : 10 % d’entre elles ont moins de 40 m².
Seulement 10 % des résidences secondaires appartiennent à quelqu’un vivant à l’étranger, le reste étant détenu par des résidents français.
Plus des deux tiers (66 %) des résidences secondaires sont détenues par des personnes de 60 ans ou plus, et ce chiffre monte à 75 % dans certaines zones côtières, avec 38 % des propriétaires vivant à au moins trois heures de distance.
Plus de la moitié (58 %) des ménages possèdent leur résidence principale, une proportion qui est restée pratiquement stable depuis 2014.
