Les vêtements réfléchissants et les casques sont désormais obligatoires pour les utilisateurs de certains véhicules motorisés
Les utilisateurs de certains véhicules motorisés tels que les trottinettes électriques doivent porter un équipement de sécurité approprié lorsqu’ils se déplacent dans Paris et aux alentours, conformément à une nouvelle ordonnance policière.
L’ordonnance a été émise « à la lumière de l’inquiétante hausse des accidents graves et mortels impliquant des engins de déplacement personnel motorisés (EDPM) », a déclaré la Préfecture de Police le 8 août.
Environ 1 100 utilisateurs de trottinettes électriques ont été grièvement blessés en 2025 (en hausse de 33 % par rapport à 2024), selon le rapport sur les statistiques des accidents de la route publié par l’Observatoire national interministériel de la sécurité routière (ONISR).
Les règles prévoient que les usagers doivent désormais porter un casque approprié, sous peine d’une amende forfaitaire de 135 €.
Un gilet de haute visibilité ou un équipement réfléchissant doit également être porté, sans quoi les utilisateurs s’exposent à une amende de 35 €.
En plus des règles du Code de la route, la nouvelle ordonnance s’applique à tous les utilisateurs d’EDPM sur les routes publiques et les pistes cyclables à Paris et dans les départements voisins du Hauts-de-Seine, de la Seine-Saint-Denis et du Val-de-Marne.
Le terme EDPM désigne les trottinettes électriques, les Segways, les monocycles auto-équilibrés et les hoverboards, qui gagnent en popularité en tant que moyens de transport pratiques et souvent portables, en particulier dans les zones densément peuplées.
Malgré leur praticité, la Préfecture de Police indique que les utilisateurs restent vulnérables en raison du manque de protection des véhicules, de leur vitesse (qui ne doit pas dépasser 25 km/h) et de leur faible visibilité, particulièrement la nuit.
« Marie-Pierre Vedrenne, ministre déléguée à l’Intérieur, a chargé la Délégation à la sécurité routière d’examiner la possibilité d’harmoniser les exigences en matière de casque pour les utilisateurs d’EDPM à l’échelle du pays. À ce stade, aucun calendrier n’a été annoncé », a déclaré le service de presse de la délégation à The Connexion.
Des règles similaires en place dans plusieurs villes
Paris n’est pas la première région en France à adopter ces règles renforcées, qui sont déjà en application dans le département des Alpes-Maritimes depuis le 15 avril.
Les utilisateurs d’EDPM du département doivent porter un casque approprié en tout temps et doivent également mettre un gilet réfléchissant la nuit ou par faible visibilité.
D’autres villes et communes ont déjà pris des mesures pour interdire les EDPM.
Mâcon (Saône-et-Loire) a interdit l’utilisation de ces véhicules sur plusieurs rues de la ville dans le cadre d’un essai du 30 mai au 30 septembre de cette année.
Dijon (Côte-d’Or) et Besançon (Doubs) ont également interdit les trottinettes dans certaines rues du centre-ville – en mai et septembre 2025 respectivement.
Carcassonne (Aude) a publié en 2024 un arrêté municipal interdisant l’utilisation des trottinettes sur les rues piétonnes et les places du centre-ville et a abaissé la vitesse à 10 km/h.
Albi (Tarn) a également cherché à resserrer les règles sur les trottinettes fin l’année dernière, et a accordé à la police une plus grande autorité pour intervenir en cas de comportement antisocial ou dangereux de la part des conducteurs.
Contrairement aux cyclomoteurs et motos, il n’est pas actuellement légalement exigé pour les utilisateurs d’EDPM de posséder un permis de conduire et donc ces véhicules n’ont pas de plaques d’immatriculation, bien que plusieurs propositions de loi aient suggéré d’introduire un système d’identification.
Une de ces propositions, présentée en 2025, prévoyait de créer un moyen d’identifier chaque EDPM unique via des méthodes telles que des codes QR ou des micropuces, qui seraient reliées à un registre national.
Ces dispositifs permettraient alors d’identifier les utilisateurs qui ne respectent pas les règles de sécurité routière.
