Les changements prévus viseraient le comportement distrait des piétons sur la route
Une modification proposée du code de la route italien pourrait faire peser une amende sur les piétons qui utilisent leur téléphone en traversant la chaussée.
La proposition est contenue dans un projet de nouveau code de la route et vise à pénaliser les piétons qui sont considérés comme distraits ou inattentifs lorsqu’ils utilisent la route.
Le texte prévoirait que les piétons vérifient que les conducteurs qui approchent les ont vus et se sont arrêtés avant de traverser.
Les piétons pourraient également être pénalisés s’ils traversent sans avoir au préalable vérifié que la chaussée est dégagée, ou s’ils marchent sur la chaussée en dehors des zones piétonnes désignées lorsqu’un trottoir est disponible.
Une amende de 75 € serait envisagée pour l’utilisation d’un téléphone portable en traversant la chaussée ou en marchant sur la chaussée. La mesure viserait également les ordinateurs portables, les cahiers, les tablettes et des appareils similaires.
Néanmoins, le montant de 75 € n’a pas encore été officiellement confirmé, car le texte intégral du projet n’a pas été rendu public.
Le ministre italien des Infrastructures et des Transports, Matteo Salvini, a lancé une consultation sur un projet du nouveau code de la route, qui est examiné par environ 100 opérateurs et associations professionnelles. La consultation doit se clôturer le 13 septembre.
L’utilisation d’écouteurs ou d’un dispositif mains libres resterait autorisée, à condition que les piétons puissent encore entendre correctement avec les deux oreilles.
L’objectif est de s’attaquer au problème selon lequel les personnes, tellement concentrées sur leurs écrans, prêtent moins attention à la circulation autour d’elles.
Les tribunaux italiens ont déjà reconnu qu’en certaines circonstances, la responsabilité du conducteur peut être exclue lorsque le piéton adopte un comportement soudain et imprévisible qui rend une collision impossible à éviter.
Les règles proposées iraient désormais un pas plus loin en rendant punissables en tant que tels certains comportements piétons dangereux, même lorsqu’aucun accident ne survient.
