Règles de conduite en France 2026 : l’utilisation du téléphone peut entraîner la suspension du permis à l’échelle nationale

Actualités

La mesure avait été introduite auparavant par des préfectures individuelles

L’utilisation du téléphone portable au volant peut désormais entraîner une suspension temporaire du permis de conduire sur l’ensemble du territoire français.

La mesure avait été introduite auparavant par des préfectures individuelles, avec plus d’une douzaine de départements adoptant des règles plus strictes au cours de 2026.

Le gouvernement a désormais demandé à tous les préfets d’appliquer la procédure existante de suspension administrative.

L’instruction a été envoyée le 29 septembre par le ministre de l’Intérieur Laurent Nuñez et la ministre déléguée à la Citoyenneté Marie-Pierre Vedrenne.

Comment va fonctionner la suspension ?

Les conducteurs peuvent voir leur permis suspendu pour l’utilisation d’un téléphone tenu en main au volant, même si aucune autre infraction n’a été commise.

La suspension sera décidée par la préfecture plutôt que d’être imposée directement par la police ou la gendarmerie sur le bord de la route.

Selon Mme Vedrenne, les suspensions dans les départements qui appliquent déjà la mesure durent généralement 15 jours. Elles peuvent aussi durer un mois et, dans certains cas, jusqu’à six mois.

Les sanctions habituelles pour l’utilisation d’un téléphone tenu en main restent en vigueur : une amende de 135 € et trois points en moins sur le permis de conduire.

Mme Vedrenne a déclaré que la mesure visait à assurer une application cohérente des règles sur l’ensemble du territoire.

« L’utilisation du téléphone n’est pas moins dangereuse selon l’endroit où vous vous trouvez », a-t-elle déclaré au Figaro. « Pour qu’une règle soit acceptée, elle doit être claire, compréhensible et appliquée partout. »

Les règles avaient varié entre les départements

Le département des Landes a été le premier à instaurer des suspensions de permis pour l’utilisation du téléphone seul, en novembre 2025.

D’autres départements ont ensuite suivi, notamment la Corrèze, où les récidivistes font face à des suspensions de trois semaines depuis septembre, et la Drôme, où une première infraction peut entraîner une suspension d’un mois.

Les règles variaient auparavant considérablement, certains départements ciblant les premières infractions et d’autres appliquant des suspensions uniquement pour les récidivistes.

La mesure à l’échelle nationale signifie que les conducteurs peuvent désormais être suspendus pour utilisation du téléphone seul, où que l’infraction ait lieu en France.

Pouvez-vous encore utiliser votre téléphone comme GPS ?

Oui, à condition qu’il soit fixé solidement et qu’il ne soit pas manipulé pendant que le véhicule est en mouvement.

Un téléphone fixé sur un support approprié peut être utilisé pour la navigation. Les conducteurs ne doivent pas le prendre pour changer une destination, lire un message ou ajuster l’itinéraire en conduisant.

Ils doivent plutôt s’arrêter dans un endroit sûr avant de manipuler l’appareil. Sur une autoroute, cela signifie s’arrêter dans une aire de service.

Le gouvernement a cité la prévalence continue de l’utilisation du téléphone comme l’une des raisons d’une approche plus stricte.

En 2025, 695 360 infractions pour utilisation d’un téléphone ou d’écouteurs en conduites ont été enregistrées, soit une hausse de 6,7 % par rapport à 2024, selon l’Observatoire national interministériel de la sécurité routière (ONISR).

L’ONISR indique que l’utilisation d’un téléphone en voiture triple le risque d’accident, tandis que la lecture d’un message augmente le risque de 23 fois.

Il y a eu 3 515 morts sur les routes en France en 2025.


Autres actualités


Dernière interview


Rachida DATI - Matinale RTL du 13 juin 2019

Interview de Rachida DATI dans la matinale RTL du 13 juin 2019

Voir toutes les interviews

Dernier communiqué

Mise au vote du rapport sur la lutte contre la diffusion de contenus à caractère terroriste en ligne en séance plénière à Strasbourg

17 avril 2019

Les députés européens se prononçaient hier à Strasbourg sur le règlement pour lutter contre la diffusion de contenus à caractère terroriste en ligne et leur retrait dans un délai d'une heure.

Voir tous les communiqués

Dernier article de presse

Antiterrorisme : Rachida Dati en première ligne au Parlement européen

18 décembre 2018

Le Parlement européen a adopté la semaine dernière le rapport final de la[...]

Voir tous les articles