conduite
Un nouveau panneau dans une commune normande indique aux conducteurs leur vitesse mais ne peut pas infliger d’amendes
Londinières, en Seine-Maritime, Normandie, figure parmi les dernières communes de France à installer un panneau affichant la vitesse à la suite des plaintes des habitants concernant la vitesse excessive.
Connu en France sous le nom de radar pédagogique, l’appareil indique aux automobilistes leur vitesse afin de les encourager à ralentir, mais ne délivre pas d’amendes.
Le conseil municipal a acheté ce panneau pour une route menant au village après avoir rapporté des résultats positifs sur un autre panneau situé sur une route voisine, selon Actu.fr.
Il prévoit également de surveiller la circulation pendant un mois ou deux afin d’établir le nombre et les types de véhicules qui empruntent cette route. Les résultats aideront à déterminer si d’autres mesures d’apaisement de la circulation sont nécessaires.
Comment fonctionnent les panneaux d’affichage de la vitesse ?
Un panneau affichant la vitesse indique aux conducteurs à quelle vitesse ils se déplacent, généralement sur un écran numérique, pour les inciter à ralentir s’ils dépassent la limite de vitesse. Cependant, l’appareil ne délivre pas d’amendes.
Ils en existent des milliers dans toute la France et ils sont utilisés aussi bien dans les villes que dans les zones rurales.
L’objectif est de sensibiliser à l’excès de vitesse et d’améliorer la sécurité routière sans pénaliser les conducteurs.
Les maires peuvent installer ces dispositifs en exerçant leurs pouvoirs de police sur la circulation locale.
Bien que la procédure d’installation d’un tel radar soit relativement simple, elle n’est pas identique à celle d’une caméra automatique de surveillance de la vitesse, qui peut enregistrer des infractions et entraîner des amendes.
Pour ce dernier cas, la procédure comprend une évaluation du risque d’accident, une demande auprès de la préfecture et une consultation avec la Commission départementale de la sécurité routière (CDSR).
Cependant, à partir de 2027, les maires français disposeront d’une autorité accrue pour les installer mais les communes devront en assumer elles-mêmes les coûts, chaque dispositif coûtant environ entre 100 000 et 160 000 €.
