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Les prix des logements existants ont chuté à l’échelle nationale de 1 % au deuxième trimestre, alors que les ventes immobilières sont restées stables
Le marché immobilier français a subi un nouveau revers au cours du deuxième trimestre 2026, les prix à l’échelle nationale ayant reculé de 1 % entre avril et juin, bien qu’il existe des différences importantes entre les régions.
Les dernières données de l’INSEE (l’institut national de la statistique française), basées sur les données de transactions immobilières fournies par Notaires de France, la profession notariale française, montrent que les prix ont chuté pour un deuxième trimestre consécutif, après une baisse de 0,2 % au cours des trois premiers mois de l’année, les maisons ayant été plus touchées que les appartements.
Malgré la légère reprise du dernier trimestre de 2025, où les prix avaient augmenté de 0,4 % au cours du dernier trimestre de 2025, ils affichent désormais une baisse de 0,8 % par rapport à l’année précédente.
Les experts immobiliers attribuent la mauvaise performance du marché à l’instabilité géopolitique persistante et à l’incertitude entourant l’élection présidentielle française prévue pour l’année prochaine.
Il y avait toutefois une bonne nouvelle pour le marché immobilier concernant les ventes, qui sont restées relativement stables malgré la baisse de valeur des logements.
Certaines zones du pays ont même dévié de la tendance à la baisse des valeurs immobilières, des parties du sud de la France, notamment Lyon et Marseille, enregistrant de légères hausses de prix.
Les maisons subissent le plus fort contrecoup
Les données montrent une différence nette entre les maisons et les appartements. Sur l’année allant jusqu’au deuxième trimestre 2026, les prix des appartements sont restés presque inchangés, reculent de seulement 0,1 %.
Les prix des maisons, en revanche, ont chuté de 1,3 % sur la même période.
La différence était également perceptible dans les chiffres trimestriels. Entre le premier et le deuxième trimestre 2026, les prix des appartements ont chuté de 0,7 %, tandis que les prix des maisons ont reculé de 1,3 %.
La baisse était plus marquée en dehors de l’Île-de-France. En province, les prix des logements ont chuté de 1,2 % sur le trimestre et de 1 % sur l’année. Les prix des appartements ont reculé de 0,3 % sur l’année, tandis que les prix des maisons ont chuté de 1,3 %.
Il convient de noter que les chiffres de l’INSEE portent sur les logements anciens, c’est-à-dire des logements déjà occupés par un propriétaire et ne couvrent pas les logements neufs.
Paris tient mieux le coup
La région Île-de-France a également vu les prix baisser, bien que la capitale se porte mieux que nombre d’autres régions du pays.
Les prix des logements existants dans la région ont reculé de 0,6 % entre le premier et le deuxième trimestre.
Les prix des maisons ont chuté de 0,7 %, tandis que les prix des appartements ont reculé de 0,5 %.
Sur l’année, toutefois, les appartements en Île-de-France restaient 0,3 % plus chers.
À Paris même, les prix des appartements étaient supérieurs de 0,6 % à ceux de l’année précédente, malgré une baisse de 0,4 % au cours du deuxième trimestre.
Le tableau était moins positif dans les banlieues proches de la ville, où les prix des appartements ont chuté de 1,1 % sur le trimestre et ont reculé de 0,1 % par rapport à l’année précédente.
Les prix des maisons en Île-de-France ont diminué de 1,5 % sur l’année.
Certaines régions restent en hausse
Cependant, les chiffres nationaux dissimulent des écarts importants entre les villes et les régions.
Les prix des appartements à Lyon ont chuté de 1,9 % sur l’année, tandis que les appartements dans les Hauts-de-France reculaient de 1,5 %.
Cependant, il existe aussi des marchés qui ont continué à enregistrer des hausses.
Les prix des appartements à Marseille étaient supérieurs de 2,2 % à ceux de l’année précédente, tandis que les prix des maisons dans la métropole de Lille ont augmenté de 2,1 %.
La Provence-Alpes-Côte d’Azur est également restée légèrement en avance dans l’ensemble, avec des prix des logements existants en hausse de 0,2 % sur l’année.
Les ventes ont cessé de chuter
Les chiffres interviennent après une période de reprise du nombre de ventes immobilières. Les volumes de transactions avaient chuté de façon continue depuis avril 2022, avant de commencer à se redresser à partir de fin 2024.
Cette reprise s’est poursuivie jusqu’à la fin de 2025, mais les ventes se sont depuis stabilisées plutôt que de continuer à augmenter.
Environ 958 000 logements existants ont été vendus au cours des 12 mois se terminant fin juin.
Cela se compare à 953 000 à la fin mars et 952 000 à la fin décembre.
En d’autres termes, les ventes annuelles sont restées largement stables depuis le début de l’année.
Quelles sont les causes de la faiblesse des prix des maisons ?
Les analystes étaient divisés sur les raisons de la baisse continue, certains attribuant cela aux retombées du conflit États‑Unis‑Iran et d’autres voyant l’élection présidentielle française de l’année prochaine jouer un rôle.
« Bien que, lors du trimestre précédent, ces chiffres aient été jugés principalement influencés par le contexte international… c’est désormais le contexte national et, surtout, le contexte politique qui est en jeu », a déclaré à l’AFP Élodie Frémont, présidente de la commission des statistiques immobilières des notaires du Grand Paris, ajoutant que les professionnels de l’immobilier « s’accrochent à la campagne présidentielle ».
Loïc Cantin, président de la Fédération nationale de l’immobilier (Fnaim), a déclaré que la hausse des prix du carburant provoquée par le conflit au Moyen-Orient était « un facteur déclencheur » en raison de son effet sur le pouvoir d’achat des ménages.
