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Plus de 31 000 personnes ont signé une lettre ouverte appelant à une action gouvernementale plus ferme
Des habitants dans environ 400 villes et communes françaises prévoient de descendre dans la rue pour une journée nationale de manifestations appelant à des mesures sur le climat.
La mobilisation, prévue le 26 septembre, est organisée par le Mouvement du 26 septembre et survient après un été marqué par des phénomènes météorologiques extrêmes, notamment vagues de chaleur, incendies de forêt et sécheresse.
Le but des marches est d’appeler le gouvernement à instaurer des mesures d’urgence et des plans à long terme pour s’adapter et réduire les effets du changement climatique, que la plupart des experts estiment être à l’origine de la chaleur extrême de cet été.
De plus, les organisateurs ont déclaré que les phénomènes météorologiques extrêmes n’affectent pas tout le monde de la même façon, avec un impact plus important sur les personnes vivant dans les quartiers les plus pauvres, les ménages à faible revenu, les personnes âgées et handicapées, les travailleurs extérieurs et les sans-abri.
L’appel à manifester est accompagné d’une lettre ouverte au président français Emmanuel Macron déjà signée par plus de 31 000 personnes.
Au moment de la rédaction, près de 170 villes et communes avaient confirmé les horaires et les lieux de leurs manifestations, avec des actions prévues dans près de 400 villes et communes à travers la France.
Cependant, ces chiffres évolueront sans doute dans les prochains jours à mesure que davantage de villes et communes confirmeront quand et où se tiendront les manifestations et que d’autres lieux rejoindront la journée nationale de protestation.
« Nous ne venons pas vous demander de compatir à notre sort. Nous venons exiger des comptes », dit la lettre.
Elle appelle à un plan d’urgence comprenant des espaces climatisés dans les lieux publics, une meilleure protection pour les personnes travaillant dans des températures élevées, des services d’urgence correctement équipés et des mesures pour garantir que les écoles, les hôpitaux, les maisons de retraite et d’autres bâtiments publics puissent faire face à la chaleur extrême.
Un second plan d’adaptation viserait à restaurer le financement des autorités locales, rénover les logements mal isolés, protéger les forêts et restaurer les sols, les haies, les rivières et les eaux souterraines.
La campagne demande également un plan de réduction des émissions, y compris la fin des subventions aux combustibles fossiles, l’interdiction de nouveaux projets liés aux combustibles fossiles et un meilleur accès aux transports publics.
Le mouvement bénéficie du soutien d’organisations environnementales telles que Greenpeace, Les Amis de la Terre, Alternatiba et le Réseau Action Climat. Cependant, les marches sont organisées localement par des citoyens.
Pour celles et ceux qui souhaitent y assister, une carte en ligne répertorie les manifestations qui se déroulent à travers la France, y compris le lieu et les détails de rendez-vous lorsque ceux-ci ont été confirmés.
