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Le ministère des Transports donne le feu vert à une utilisation sur la voie publique
Des fourgons de livraison autonomes pourraient bientôt être aperçus en France après que le ministère des Transports a publié un arrêté officiel ouvrant la voie à leur utilisation sur les routes publiques.
Avec cette “avancée réglementaire”, la France est devenue l’un des premiers pays au monde à mettre en place un cadre permettant leur usage, selon une annonce publiée sur le site du gouvernement cet été.
« Cette décision reflète notre ambition d’accélérer le déploiement des véhicules autonomes en France », a déclaré le ministre des Transports Philippe Tabarot.
« En préparant l’approbation officielle des robots de livraison autonomes, notre pays confirme sa position parmi les plus avancés dans ce domaine. »
L’arrêté précise que les véhicules doivent être de petite taille – jusqu’à 4 m de long, 2 m de large et 2,5 m de haut – et peuvent transporter une charge utile allant jusqu’à 1 000 kg. Ils sont électriques et conçus pour des trajets de courte distance sur les routes publiques, et non sur les trottoirs.
Des robots de livraison autonomes similaires sont déjà utilisés aux États‑Unis et au Royaume‑Uni, bien que principalement sur les trottoirs.
Les Nations unies et l’Union européenne travaillent encore à l’élaboration d’un cadre international pour les machines circulant sur les routes.
La France souhaite aller de l’avant, ayant mené plus de 200 essais impliquant des véhicules autonomes depuis 2015.
« Ces robots contribueront à créer une logistique urbaine plus propre, plus silencieuse et plus efficace, au bénéfice des autorités, des entreprises et des citoyens. Il est de notre responsabilité de favoriser l’innovation sans compromettre la sécurité. L’arrêté en est la preuve », a déclaré M. Tabarot.
Les robots autonomes font l’objet d’une surveillance à distance pour assurer la sécurité et suivre les éventuelles difficultés, et ils sont équipés de capteurs pour percevoir leur environnement et repérer les obstacles.
Le logiciel, qui peut intégrer de l’intelligence artificielle, analyse les données et les dirige dans un périmètre ou un itinéraire prédéfinis.
Les robots appartiennent à la même catégorie de véhicule (L) que les tricycles motorisés et les quadricycles.
Leur vitesse maximale dépend de l’endroit où ils opèrent, mais elle est généralement de 6 km/h en zone piétonne, 25 km/h sur les rues à limitation de vitesse de 30 km/h et 45 km/h sur les autres routes.
Les autorités locales et régionales seront responsables de définir où ces robots seront autorisés. Les détails précis n’ont pas encore été annoncés.
En milieu urbain, dans les villes et les agglomérations, le gouvernement estime que ces véhicules pourraient « contribuer à réduire les émissions et la pollution sonore, améliorer l’efficacité des livraisons et renforcer la qualité de vie ».
Le fabricant de robots français TwinswHeel a déjà mené des expérimentations avec certains de ses robots de livraison routière autonomes à Montpellier.
Le cofondateur Vincent Talon a déclaré à The Connexion : « Les robots reprendront leur activité dès que nous aurons tous les permis nécessaires. »
Il espère qu’ils pourront aider les entreprises de transport, les services postaux et les sociétés de livraison traditionnelles qui peinent à recruter des chauffeurs de livraison dans les centres-villes.
Tests de conduite autonome de Tesla
La France a également autorisé des tests du système Full Self-Driving (FSD) de Tesla sur deux voitures sur les routes publiques, moins de deux mois après que le gouvernement avait déclaré ne pas encore juger la technologie suffisamment sûre pour une approbation.
La décision a été prise après un échange « constructif » entre M. Tabarot et Elon Musk et a été annoncée en septembre.
Le FSD est un système d’assistance à la conduite. Il peut accélérer, freiner et diriger une voiture mais un conducteur humain demeure responsable du véhicule et doit être prêt à intervenir.
