L’assassinat de quatre personnes, dont une famille britanno-irakienne, demeure irrésolu après 14 ans
Mise à jour du 10 septembre 2026 : les enquêteurs ont confirmé que l’arme n’est pas celle que l’on croyait avoir utilisée lors des meurtres de 2012.
L’arme retrouvée au lac est une Luger P08, avec une bouche et un canon plus longs. Cependant, les autorités ont tout de même approuvé une analyse d’expert de l’arme récemment retrouvée. La proximité du lac avec la Suisse, où les pistolets Luger’s étaient fabriqués, est probablement la raison pour laquelle une arme similaire a été abandonnée là-bas.
Un pistolet Luger retrouvé par un groupe de touristes britanniques dans le lac d’Annecy le mois dernier pourrait avoir été utilisé lors des meurtres de Chevaline en 2012, les autorités examinant désormais l’arme.
Les touristes ont trouvé l’arme en nageant dans le lac le 20 août, et elle a rapidement été remarquée pour ses similitudes avec l’arme soupçonnée d’avoir été utilisée dans les célèbres meurtres de 2012.
Le parquet de Nanterre a confirmé cette semaine à l’AFP qu’il enquêtait désormais sur l’arme pour son lien avec l’affaire.
Le parquet public dans la banlieue ouest de Paris est le siège du parquet du pôle des crimes sériels ou non élucidés, une unité chargée des crimes non élucidés.
Des experts balistiques ayant travaillé auparavant sur l’affaire estiment qu’un modèle suisse spécifique de Luger datant de 1935 a été utilisé, dont seulement 940 ont été produits.
Des fragments du pommeau de ce modèle précis (Luger P06-29, calibre 7,65 parabellum) ont été retrouvés sur les lieux de l’incident en 2012.
L’arme retrouvée dans le lac portera un numéro de production, ce qui peut aider les autorités à retracer son historique de possession.
Les meurtres violents restent non résolus
Les meurtres de Chevaline, souvent appelés les meurtres des Alpes dans la presse britannique, demeurent l’un des crimes les plus violents de France non élucidés.
L’incident du 5 septembre 2012 a vu Saad al-Hilli, un Britannique de 50 ans d’origine irakienne, être tué près de sa femme Iqbal (47) et de sa belle-mère Suhaila al-Allaf (74).
L’attaque a eu lieu sur la route de la Combe d’Ire près de Chevaline (Haute-Savoie), à quelques minutes en voiture du lac d’Annecy.
L’un de ses enfants âgé de sept ans a été blessé par des coups de feu à la tête et à l’épaule mais a survécu, et sa fille de quatre ans a été retrouvée physiquement indemne après s’être cachée sous les jambes de sa mère décédée.
Depuis, les deux enfants ont reçu de nouvelles identités pour les protéger et ont été interrogés à nouveau au fil des années par la police.
Un homme local de 45 ans nommé Sylvain Mollier se trouvait dans la zone au moment des faits et a également été tué par balle. Les enquêteurs ne savent pas s’il a été pris pour cible en premier lors de l’incident, soit par accident soit exprès pour éviter les témoins, ou s’il était impliqué plus profondément dans l’affaire.
Les enquêteurs français ont émis plusieurs théories sur l’incident, allant du travail de M. al-Hilli en tant qu’ingénieur satellite au Royaume-Uni et en Irak à une querelle familiale, mais jusqu’à présent l’affaire demeure non résolue.
On pense que le tueur était un expert des armes à feu, ayant tiré 21 balles en moins de deux minutes – 17 des balles atteignant une victime.
De plus, toutes les victimes ont été retrouvées avec plusieurs coups de feu à la tête, ce qui dénote une personne capable d’utiliser des armes avec précision.
Une reconstitution de l’incident en 2024 n’a pas permis de révéler d’informations supplémentaires.
