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L’hôpital affirme que la mesure vise à prévenir le stationnement de longue durée par des personnes non hospitalières
Un hôpital de Nouvelle-Aquitaine prévoit de rendre payants certains de ses parkings afin de libérer des places pour les patients et les visiteurs.
Le Centre Hospitalier de Brive en Corrèze met en place un stationnement payant sur son bâtiment d’oncologie et sur le Parking B. Le nouveau système, comprenant des barrières et du matériel de paiement, doit être opérationnel à partir du mois d’octobre.
Parmi les 646 places de stationnement de l’établissement, 109 deviendront payantes.
Les deux premières heures resteront gratuites, puis les conducteurs paieront 0,40 € toutes les 20 minutes.
« Le parking est proche du centre-ville et est souvent utilisé par les habitants locaux, l’objectif étant aussi d’éviter que des voitures y restent longtemps », a déclaré Sandrine Berger, directrice générale de l’hôpital, à BFM TV.
Elle a précisé que le nouveau système visait à prévenir ce qu’on appelle en France les voitures ventouses, c’est-à-dire des véhicules qui restent stationnés pendant de longues périodes, et à faciliter l’accès des patients et des visiteurs à des places situées à proximité des services de l’hôpital.
Pas un cas isolé
Brive n’est pas le premier hôpital français à instaurer le stationnement payant.
Une question posée au Sénat en 2023 listait des hôpitaux publics à Nancy, Bordeaux, Caen, Lorient, Épinal, Cambrai, Le Mans, Amiens, Toulouse, Le Havre, Lyon, Avignon et La Roche-sur-Yon comme ayant introduit un stationnement payant pour les patients, les familles et, dans certains cas, le personnel.
Dans sa réponse, le gouvernement a indiqué que la gestion des parkings est décidée par chaque hôpital en fonction de ses besoins et de sa situation financière.
Il a précisé que les hôpitaux peuvent choisir de maintenir le stationnement gratuit pendant une période limitée avant le début des paiements, tandis que le stationnement payant peut aider à assurer le renouvellement des véhicules et à éviter que les places soient occupées « indéfiniment ou de manière abusive ».
Les tarifs et les périodes gratuites varient également d’un hôpital à l’autre.
Ainsi, au CHU de Nîmes, par exemple, le parking Carémeau offre 30 minutes gratuites avant de facturer 3,30 € pour deux heures, avec un maximum de 13 € pour 12 heures. Un autre parking offre une heure gratuite, avec un maximum de 6,70 € pour 12 heures.
Au CHRU de Nancy, les patients et les visiteurs bénéficient d’une heure gratuite avant l’application des frais, avec un tarif de 3,40 € pour deux heures et 7,20 € pour cinq heures.
La diversité des tarifs signifie qu’il n’existe pas de système unique de tarification pour le stationnement payant dans les hôpitaux français, chaque établissement étant libre de fixer ses propres frais.
Cependant, cela pourrait changer si un projet de loi approuvé par les députés en janvier 2026 est adopté par le Sénat. La proposition viserait à rendre le stationnement gratuit pour les patients et offrirait aux visiteurs deux heures gratuites, suivies de frais plafonnés à 15 € par jour. Elle serait applicable uniquement aux hôpitaux publics.
