Manifestations des gilets jaunes en France : appels d’octobre 2026 sur les prix du carburant

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Nouvelle vague de manifestations pourrait influencer l’élection présidentielle de 2027

La France est-elle prête pour un retour des manifestations des gilets jaunes (vestes jaunes) ?

Plusieurs publications sur les réseaux sociaux appelant à une nouvelle vague de manifestations nationales ont circulé, poussant les autorités à enquêter.

L’appel à la mobilisation, alimenté par la crise du coût de la vie et la hausse des prix du carburant, est remarquablement similaire aux questions initiales qui ont déclenché la première vague de protestations en 2018.

Une première manifestation nationale semble programmée pour le 17 octobre – la première manifestation ayant débuté le 17 novembre 2018 – et cette date est mentionnée sur la majorité des publications sur les réseaux sociaux.

Cela semble indiquer que la nouvelle vague de manifestations sera coordonnée au niveau national afin de provoquer un impact maximal.

Les manifestations – si elles atteignent le niveau de perturbation et d’intensité observé en 2018/2019 – pourraient avoir des répercussions importantes sur la prochaine élection présidentielle de 2027.

«Les gilets jaunes» hantent le président

Un spectre hante le président Emmanuel Macron, et il est enveloppé d’une veste jaune.

Le président a été confronté à un défi sismique moins de deux ans après le début de son mandat, lorsque les manifestations des gilets jaunes ont explosé à travers la France à la fin de 2018.

Les manifestations, au départ appelées pour le coût de la vie élevé et en particulier les prix du carburant, ont rapidement pris de l’ampleur dans toute la France, les réseaux sociaux servant à inciter des centaines de cellules locales.

La première manifestation officielle (désignée « Acte 1 ») en 2018 a vu 300 000 personnes prendre les rues, avec des appels à des manifestations chaque samedi par la suite.

Le mouvement était notable pour le signe d’unité des gilets jaunes eux-mêmes, le gilet de sécurité obligatoire dans les véhicules français.

Au départ utilisées parce que tous les conducteurs avaient accès à ces vestes — ce qui en faisait un objet bon marché et accessible pour que les manifestants les arborent — les vestes étaient portées comme un symbole.

Leur association avec les conducteurs renforçait la colère sous-jacente concernant les coûts du carburant, et les liens des vestes avec les industries ouvrières ont fermement ancré les manifestations comme un mouvement populiste soutenu par la classe laborieuse.

Cela a placé le mouvement en contraste avec les manifestations plus académiques Nuit debout au début de la décennie, qui réunissaient des gens pour discuter des questions socio-économiques et écologiques lors de débats du soir sur les places publiques.

En revanche, les gilets jaunes ont bloqué les routes et se sont heurtés à la police, devenant de plus en plus violents à mesure que les manifestations hebdomadaires se poursuivaient.

Les manifestations ont rapidement viré d’un focus sur les conducteurs à un mouvement largement anti-système, centré sur le fardeau fiscal que la classe ouvrière et les communautés rurales endurent.

Le mouvement a également été mis en évidence pour sa nature décentralisée — contrairement à de nombreux autres mouvements de protestation importants en France, il n’était pas dirigé par des syndicats ni par un parti politique mais était plutôt un mouvement de base.

À l’apogée des manifestations au début du mois de décembre, des véhicules blindés ont été déployés à Paris pour protéger le palais présidentiel.

Le président a prononcé un discours télévisé le 10 décembre — le discours le plus regardé de l’histoire de la France à l’époque — annonçant un ensemble de réformes, comprenant des augmentations des prestations et du salaire minimum, un gel des taxes sur les heures supplémentaires, les primes et les pensions.

Les manifestations se sont poursuivies en 2019 mais ont été de moins en moins intenses, et ont été stoppées en 2020 en raison de la pandémie de Covid-19.

Pour le président Macron, le retour des manifestations à la fin de son mandat jetterait une ombre symbolique sur ses deux mandats.

Malgré une liste de changements majeurs en France – y compris des réformes constitutionnelles – cela indiquerait une France qui demeure largement insatisfaite de la vie quotidienne.

Les manifestations influenceront-elles l’élection présidentielle ?

Le retour potentiel des manifestations pourrait faire éclater un bouillonnement de colère.

La France est une nation où la protestation et la rébellion sont tissées dans son ADN, mais elle a connu ces dernières années relativement calmes.

Des protestations majeures contre la réforme des retraites de 2023 ont vu des millions descendre dans les rues pour protester, finalement sans succès, pour stopper le projet de loi.

Les syndicats ont appelé à plusieurs jours de grève nationale depuis, mais aucun n’a atteint les niveaux de soutien ni de perturbation que le mouvement des gilets jaunes a réussi à obtenir, ni les concessions du gouvernement.

Si le mouvement revient dans sa forme originelle – de base, accessible et en colère – il pourrait projeter une ombre menaçante sur la prochaine élection présidentielle.

Les partis d’opposition devront naviguer avec prudence entre le soutien aux manifestants qui pourraient recourir à des moyens violents et perturbateurs, ou l’aliénation d’une base électorale potentiellement très large.

Les manifestations originales des gilets jaunes étaient apolitiques, mais soutenues par des populistes tant à gauche qu’à droite (bien que critiquées par les modérés).

Avec l’extrême droite Rassemblement National qui mène actuellement les sondages, et l’extrême gauche La France Insoumise en lice pour la deuxième place, le mouvement — ou les réactions qui s’y opposent — pourrait persuader les électeurs de se tourner vers les extrémistes.

Le secrétaire national du Parti communiste et candidat à la présidentielle de 2027, Fabien Roussel, a apporté son soutien au mouvement.


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