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Des moyens de réduire votre consommation de gaz et d’économiser sur vos factures
Des millions de ménages en France vont à nouveau voir leurs factures de gaz augmenter à partir du 1er octobre, lorsque le prix de référence mensuel du gaz s’élèvera de 6,3%.
L’augmentation touchera environ six millions de ménages, soit environ 60% des abonnés résidentiels au gaz dont les contrats sont indexés sur le prix de référence de la Commission de régulation de l’énergie (CRE).
Le prix de référence de la CRE sert de repère pour aider les consommateurs à comparer les offres de gaz et est utilisé par les fournisseurs pour fixer leurs tarifs.
L’augmentation fait suite à une hausse de 5,6% en septembre et s’inscrit dans une tendance à plus long terme liée au conflit en cours au Moyen-Orient et à son impact sur les approvisionnements mondiaux en carburant.
Le prix de référence du gaz a généralement augmenté de manière significative depuis avril, après que le conflit entre les États‑Unis et Israël avec l’Iran ait entraîné la fermeture du détroit d’Ormuz et perturbé les livraisons de pétrole et de gaz du Moyen‑Orient.
Le prix de référence a bondi de 152,86 €/MWh en juin à 172,05 €/MWh en septembre et à 182,88 €/MWh en octobre — soit une hausse d’environ 20%.
Selon les chiffres de la CRE présentés ci‑dessous, la dernière hausse représente le plus haut niveau de référence au moins depuis janvier 2024.
Cette dernière hausse est liée à des prix du gaz sur les marchés de gros plus élevés en août par rapport à juillet, a indiqué la CRE.
Que signifie cela pour les ménages ?
La CRE estime que les ménages dont les contrats sont indexés sur son prix de référence paieront en moyenne 5,28 € de plus sur leur facture d’octobre, TVA comprise.
Les ménages ayant des contrats de gaz à prix fixe ne seront pas affectés. Environ 40% des clients résidentiels de gaz avaient des contrats à prix fixe à la fin de 2025, selon la CRE.
Pour le reste, l’impact sur les factures individuelles dépendra du fournisseur et du contrat.
La CRE estime que, si les conditions de marché restent globalement stables jusqu’à la fin de 2026, la facture annuelle moyenne de gaz pourrait être d’environ 10% plus élevée qu’en 2025 ou d’environ 120 € de plus TVA comprise.
Que peuvent faire les ménages ?
Les ménages touchés par cette hausse peuvent prendre quelques mesures pour limiter l’impact sur leurs factures.
La solution la plus simple consiste à réduire la consommation de gaz lorsque cela est possible. Ce sont pour la plupart des mesures simples : diminuer le chauffage d’un ou deux degrés, utiliser moins d’eau chaude lors du lavage ou de la douche et éviter l’utilisation inutile d’une cuisinière à gaz — cela peut aider à réduire la consommation.
Autre chose à envisager : améliorer l’efficacité énergétique de votre domicile, par exemple en remplaçant une chaudière à gaz plus ancienne par un système de chauffage plus efficace. Bien que cela puisse être coûteux, cela pourrait réduire les coûts énergétiques à long terme.
Une autre option est de comparer les contrats de gaz et d’envisager de passer à une offre à prix fixe.
Contrairement aux contrats liés au prix de référence de la CRE, qui peuvent changer à mesure que les prix du gaz de gros évoluent, un contrat à prix fixe maintient le prix du gaz à un niveau fixé pendant la durée du contrat.
Cela offre une protection si les prix du marché augmentent, bien que le taux fixe puisse être supérieur au prix du marché actuel au moment de la souscription.
Les consommateurs doivent donc comparer les conditions et les prix complets des offres disponibles avant de changer de fournisseur.
Les tarifs réglementés du gaz en France ont pris fin en 2023, les ménages sont donc libres de comparer les offres des différents fournisseurs.
