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Entre 60 et 90 agences LCL en France seront progressivement fermées, a confirmé la banque
Les agences bancaires locales continuent de disparaître à travers la France, LCL étant le dernier à annoncer une nouvelle vague de fermetures, jusqu’à 90 agences susceptibles d’être réduites par son réseau.
La banque, anciennement connue sous le nom de Crédit Lyonnais et faisant désormais partie du groupe Crédit Agricole, a confirmé à The Connexion qu’elle envisageait de fermer entre 60 et 90 de ses environ 1 400 agences.
LCL a déjà fermé près de 250 agences au cours des cinq dernières années.
Les dernières fermetures devraient toucher en premier la région Île-de-France, la zone Auvergne-Rhône-Alpes et les régions méditerranéennes.
LCL n’a pas encore indiqué exactement quelles agences fermeront ni quand.
Pourquoi LCL ferme-t-il des agences ?
La banque a déclaré que les fermetures étaient « conformes au plan lancé en 2021 ».
« Il s’agit d’ajustements très ciblés de notre réseau, tenant compte des évolutions démographiques et économiques et des usages observés localement (des agences physiques) », a indiqué la banque.
Cependant, les fermetures se dérouleront progressivement, en priorisant les cas les plus évidents afin de maintenir des « relations étroites et un soutien pour ses clients ».
Un calendrier précis n’a pas été communiqué.
D’autres banques réduisent également leurs agences
LCL n’est pas la seule banque à réduire sa présence physique.
Le syndicat CGT a déclaré que la Société Générale fermerait 101 agences en France en 2026, selon Reuters, alors qu’elle a déjà fermé environ 600 agences à la suite de la fusion de ses deux réseaux de détail en France.
BNP Paribas prévoit également de réduire son réseau physique. La banque a indiqué qu’elle fermerait environ 500 de ses agences d’ici 2030.
Cette tendance dernière est alimentée par l’évolution des habitudes des clients, avec de plus en plus de services bancaires désormais effectués via les sites internet et les applications mobiles plutôt qu’en agence.
« La période Covid-19 a largement accéléré la numérisation des pratiques », a déclaré à Le Monde Gaëlle Regnard, directrice générale du Crédit Agricole Loire et Haute‑Loire. « Nos clients visitent les agences en moyenne moins de deux fois par an et préfèrent le paiement sans contact au paiement en espèces. »
L’essor des banques en ligne et des néobanques telles que Revolut exerce également une pression accrue sur les banques traditionnelles pour réduire leurs réseaux physiques et développer des services numériques.
Que faire si votre agence locale ferme ?
Lorsqu’une agence ferme, vous pouvez vérifier les informations envoyées par votre banque pour savoir où vous pourrez continuer à accéder à des services en personne. LCL, par exemple, a déclaré que lorsque une agence ferme, les clients sont accompagnés et soutenus tout au long du processus.
Si votre agence locale ferme et qu’il n’y a pas de distributeur automatique à proximité, il est toutefois possible de retirer de l’argent au distributeur d’une autre banque. Ces retraits peuvent parfois être soumis à des frais, bien que de nombreuses banques françaises autorisent un nombre limité de retraits sur les distributeurs d’autres banques chaque mois.
Certains magasins proposent également le cashback, permettant aux clients de retirer jusqu’à 60 € lors d’un achat d’au moins 1 €. Attention, tous les magasins n’offrent pas ce service.
Enfin, les clients peuvent gérer une grande partie de leurs opérations bancaires sans se rendre en agence.
La plupart des grandes banques françaises proposent désormais une application de banque mobile en complément de la banque en ligne.
Les services en ligne peuvent inclure la consultation des soldes et des transactions, l’effectuation de virements, le dépôt de chèques numérisés, la gestion des cartes bancaires, la modification des plafonds de carte, le téléchargement d’un RIB et la prise de rendez-vous avec un conseiller bancaire.
Il convient également de noter que les banques en ligne en France proposent souvent des tarifs plus compétitifs que les banques traditionnelles en matière de frais, facturant généralement peu ou rien pour l’entretien d’un compte, les cartes bancaires standard et les opérations courantes.
