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Les tests interviennent moins de deux mois après que la France a soulevé des préoccupations en matière de sécurité concernant le système
La France a autorisé des tests du système de conduite autonome complet (FSD) de Tesla sur les routes publiques, moins de deux mois après que le gouvernement a déclaré qu’il n’était pas encore suffisamment sûr pour approuver la technologie.
La décision a été prise après un « échange constructif » entre le ministre des Transports, Philippe Tabarot, et Elon Musk et a été annoncée dans un post sur X le 2 septembre par M. Tabarot.
« Pendant plusieurs mois, les autorités françaises travaillent en étroite collaboration avec Tesla sur les adaptations techniques qui permettront à la France d’appuyer son approbation réglementaire, qui sera décidée au niveau européen dans les semaines à venir », a-t-il déclaré.
« En mettant à disposition deux véhicules équipés du FSD, Tesla ouvre maintenant une nouvelle phase : les essais sur route », a-t-il ajouté.
Cependant, il y a moins de deux mois, la France adoptait une position différente. Dans une vidéo publiée le 22 juillet, M. Tabarot a déclaré que la France ne croyait pas que le système était encore suffisamment sûr pour être autorisé.
« En France, nous estimons que ce système apporte un certain nombre d’avancées technologiques, mais que les compromis sur la sécurité ne sont pas encore suffisants pour une autorisation dans son état actuel », a-t-il déclaré.
Il a ajouté que le système pourrait, dans certaines circonstances, permettre à un véhicule de rouler plus vite que la vitesse maximale autorisée.
« Si le système constate que les véhicules autour avancent plus vite, il pourrait, par exemple, rouler à 70 km/h au lieu de 50 km/h si le trafic circule à cette vitesse, et ce sans le demander explicitement. »
Il a ajouté que les autorités françaises avaient des inquiétudes concernant la capacité du système à maintenir les conducteurs suffisamment attentifs, notamment lors de manœuvres complexes telles que le changement de voie, le passage à des intersections et la navigation dans les giratoires.
« Ce n’est pas un système de conduite autonome », a déclaré M. Tabarot dans la vidéo de juillet. « Le conducteur demeure responsable de la conduite du véhicule à tout moment, y compris lorsque le FSD est activé. »
Malgré ces inquiétudes, la France a continué à soutenir le développement de la technologie de conduite autonome.
Dans sa vidéo de juillet, M. Tabarot avait indiqué que plus de 200 essais de véhicules autonomes avaient été réalisés en France depuis 2015 et que le gouvernement souhaitait aller plus loin et autoriser des véhicules autonomes approuvés sur les routes françaises dès 2027.
La décision la plus récente permet désormais à Tesla de passer à l’étape suivante des essais en France, tandis que l’approbation du système lui-même sera examinée au niveau européen.
La technologie de conduite autonome est également testée ailleurs en Europe.
Au Royaume-Uni, Uber et la société britannique de conduite autonome Wayve prévoient de lancer un service robotaxi à Londres utilisant 15 véhicules. Toutefois, les véhicules fonctionneront initialement sous supervision humaine.
Parallèlement, la société Waymo, qui exploite ce que l’on appelle des robotaxis aux États‑Unis, a récemment enregistré une activité en France.
Propriétaire de la société mère de Google, Alphabet, elle avait auparavant exprimé son intention d’étendre ses taxis à travers le monde et affirme que ses taxis américains, basés sur une Jaguar électrique, seraient dix fois plus sûrs que ceux conduits par des humains.
