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Le manque de pluie aggravera la crise de la sécheresse
La France est prête pour une nouvelle poussée de chaleur la semaine prochaine, les températures dépassant à nouveau les 30C dans le sud pendant plusieurs jours.
Un système anticyclonique de haute pression arrivera par l’Atlantique, couvrant le pays de ciel calme et ensoleillé.
Concentrés dans le sud, les effets du système s’étendront lentement vers le nord au fil de la semaine, où malgré quelques nuages il devrait rester sec et chaud.
Les prévisions précoces pour ce week-end prévoient un week-end calme avec des températures supérieures à la moyenne, atteignant 24C dans le nord et 28C dans le sud le dimanche (13 septembre).
À partir de lundi 14 septembre, l’anticyclone s’affaiblira d’abord au milieu de la semaine avant de devenir progressivement plus fort, jusqu’à couvrir toute la France vers la fin (17 – 18 septembre).
Fait remarquable, il pourrait rester au-dessus de la France pendant une semaine entière avant de se déplacer vers l’est les 24 et 25 septembre, apportant des conditions de calme et de chaleur au pays pendant plusieurs jours.
Alors que la France voit une baisse des températures accompagnée de plusieurs épisodes de pluie cette semaine, septembre a par ailleurs été marqué par des températures extrêmement chaudes et une canicule tardive.
Et cela incluait un nouveau record mensuel de septembre de 40,3C dans le Tarn.
Une autre vague de chaleur ?
Les conditions coïncideront avec une hausse des températures, tant à cause des vents d’anticyclone eux-mêmes que de l’absence de perturbations (pas de vents polaires plus froids, ni de tempêtes, etc.).
Des températures de 30C et plus sont prévues dans le sud à plusieurs reprises au cours de la période d’anticyclone, et dans le nord les maximales de 20C seront la norme temporaire, pouvant atteindre plus de 25C certains jours.
Ce sont des niveaux bien supérieurs aux normes saisonnières de la période, en particulier dans la seconde moitié du mois. Cela, associé aux conditions calmes et ensoleillées, donnera à ce mois une impression plus chaude que d’habitude.
Cependant, il n’est pas prévu que des conditions de vague de chaleur se développent, car les températures départementales sont peu susceptibles de dépasser les seuils requis sur trois jours.
Les températures nocturnes resteront fraîches malgré les journées chaudes, et pour que des avertissements départementaux soient émis, les températures nocturnes doivent généralement dépasser certains niveaux pendant trois jours – des niveaux qui ne devraient pas être atteints pendant cette période.
Les températures ne seront pas non plus suffisamment chaudes pour atteindre les niveaux nationaux de vague de chaleur (températures quotidiennes moyennes globales de 23,4C, avec au moins un jour dépassant 25,3C), en raison des températures plus fraîches en soirée et la nuit.
Autre impact sur la sécheresse
Les conditions de calme et de sécheresse pourraient être une bonne nouvelle pour certains, mais l’absence de pluie n’annonce que de mauvaises nouvelles pour la crise de la sécheresse qui s’accroît en France.
Les modèles actuels prévoient pratiquement aucune pluie – si tant est qu’il pleuve – jusqu’au début de la semaine suivante (21 septembre), et même alors il s’agit d’une légère bruine.
La France a désespérément besoin d’une pluie régulière cet automne pour reconstituer des aquifères et des réservoirs historiquement bas, mais pour que ceux-ci se reconstituent, les sols doivent d’abord être suffisamment humides pour permettre à la pluie de s’infiltrer.
Plusieurs mois de sécheresse et des vagues de chaleur successives ont desséché les sols, et une période sèche prolongée en septembre rendra plus difficile leur perméabilité.
Par ailleurs, des pluies intenses associées à des orages ne parviennent pas à reconstituer les réservoirs, car les pluies tombent trop rapidement et de manière trop violente pour s’infiltrer, et restent souvent au-dessus du sol, provoquant fréquemment des inondations.
Les prévisions précoces d’un épisode El Niño intense cet hiver signifient que les journées pourraient être plus chaudes et plus ensoleillées, mais les tempêtes plus humides et plus violentes – aucune de ces conditions n’est propice à la fin de la sécheresse.
Cela signifie que des restrictions d’utilisation de l’eau pourraient être mises en place tout l’hiver, selon les niveaux des nappes phréatiques.
