Île d’Yeu : interdiction des nouvelles résidences secondaires pour protéger le logement

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L’île voit ses logements quadrupler alors que la population évolue à peine

La petite Île d’Yeu, au large de la côte vendéenne, est devenue la dernière commune à interdire la construction de nouveaux logements destinés à des résidences secondaires.

Sur plus de cinquante ans, le nombre de biens immobiliers sur l’île de 23 km² est passé de 2 200 logements pour 4 400 habitants en 1968 à 8 680 logements pour 4 880 habitants en 2026.

Le maire Patrice Bernard a déclaré que cette restriction était nécessaire pour que les résidents permanents et leurs familles puissent continuer à vivre sur l’île.

Dans la plupart des années, la population augmente de cinq à sept fois pendant les mois de juillet et d’août, et de nombreux visiteurs attendus cette année chercheront refuge face aux vagues de chaleur qui touchent le continent.

Les températures sur l’île, dans le golfe de Gascogne, sont souvent jusqu’à sept degrés plus basses que sur le continent.

Exigence de résidence principale

Les propriétés existantes utilisées comme résidences secondaires continueront à pouvoir être vendues en tant que telles. Les propriétés nouvellement construites devront servir de résidences principales pour les propriétaires occupants ou pour les locataires signant des baux de trois ans et résidant sur l’île.

Les modifications apportées à la loi d’urbanisme introduites par la loi Le Meur de 2024 et mises en œuvre l’année dernière ont donné aux collectivités le pouvoir d’exiger que les nouveaux logements situés dans des zones désignées soient utilisés comme résidences principales, et environ 20 communes ont désormais adopté la mesure.

La première était la station de ski de Chamonix, en Haute-Savoie, où 70 % des logements résidentiels étaient des résidences secondaires. Elle a réservé les 12 derniers hectares de terrain disponibles pour le développement exclusivement aux résidences principales. D’autres communes de la vallée de Chamonix ont suivi.

L’année dernière, la station balnéaire Royan, en Charente-Maritime, a mis à disposition un terrain vierge de 12 hectares pour l’habitation, exigeant que les actes de propriété des nouvelles maisons précisent leur usage comme résidences principales.

D’autres communes suivent

D’autres municipalités ayant interdit de nouvelles résidences secondaires comprennent Cancale et Saint-Malo en Bretagne, Bonifacio en Corse, Annecy en Haute-Savoie, et la zone urbaine regroupant les villes basques de Biarritz, Bayonne, Anglet, Bidart et Boucau.

Les cinq conseils basques se sont entendus pour travailler conjointement sur des réformes du plan local d’urbanisme, en vertu desquelles 1 000 hectares de terres zonées pour l’urbanisation seront réservés exclusivement aux nouvelles résidences principales.


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