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Les prix moyens des détaillants nationaux diffèrent de plus de 20 € pour un réservoir de 50 litres
Les prix du diesel augmentent en France depuis la mi-juillet, revenant à des niveaux observés pour la dernière fois en avril lorsque le conflit au Moyen-Orient a fait bondir les prix.
Le prix moyen du diesel a atteint 2,261 € le litre le vendredi 4 septembre.
Cela fait suite à une baisse observée plus tôt en été lorsque le diesel est tombé autour de 1,90 € le litre au début juillet, après avoir atteint un sommet de 2,398 € en avril.
Cependant, les prix ont continué de grimper depuis la mi-juillet.
Où le diesel est-il le moins cher ?
Les prix peuvent varier considérablement d’un détaillant à l’autre.
Les chiffres du 4 septembre montrent qu’Elan affichait le prix moyen le plus bas à 2,230 € le litre. Système U et E.Leclerc étaient juste derrière, tous deux à 2,233 €.
TotalEnergies affichait en moyenne 2,245 €, tandis que Carrefour et Les Mousquetaires étaient à 2,248 € et 2,252 € respectivement.
Du côté des plus chers, le diesel affichait en moyenne 2,407 € chez Eni et 2,643 € chez Shell.
Cela porte l’écart entre les moyennes les plus basses et les plus élevées des détaillants dans cette comparaison à 41,3 centimes par litre. Pour un réservoir de 50 litres, cette différence revient à 20,65 €, bien que les détaillants ne soient peut-être pas présents dans les mêmes zones géographiques.
Les prix pourraient encore augmenter
Cette hausse s’accompagne d’une pression croissante sur les marchés mondiaux du pétrole et du raffinage.
« Nous n’avons pas de problème de pénurie, nous avons un problème de prix », a déclaré à Franceinfo Philippe Casbas, président de l’Ufip Énergies et Mobilités, l’association française du secteur pétrolier et des énergies liquides.
Il a indiqué que le principal enjeu réside actuellement dans la capacité de raffinage. Les raffineries du Golfe ne parviennent pas à mettre leurs produits sur le marché, tandis que certaines raffineries russes ont été endommagées par des frappes ukrainiennes. Des opérations de maintenance prévues dans les raffineries américaines devraient également réduire davantage la capacité.
Les stocks stratégiques de carburant de la France n’ont pas encore été entièrement reconstitués non plus. M. Casbas a déclaré que les prix pourraient monter davantage si la situation s’aggravait, mais il n’y a pour le moment aucune prévision de pénurie de carburant en France.
