Rachida Dati

Député européen pour l'Île-de-France et des français de l'étranger

Tribune

Billets d'humeur

La semaine dernière, c’était la rentrée parlementaire !

« Il n’y a pas assez d’Europe dans cette Union. Et il n’y a pas assez d’Union dans cette Union » : Jean Claude Juncker, Président de la Commission européenne, a marqué cette session plénière par son discours sur l’état de l’Union. Ce discours a fait le bilan de l’année passée et a défini les grandes orientations à venir de l’Union… autant dire qu’il était très attendu en ces temps de crises!

« Il est grand temps d’agir pour gérer la crise des réfugiés. Il n’y a pas d’alternative »: la crise migratoire a été un des points centraux abordé par Jean-Claude Juncker. C’est par sa voix que la Commission a annoncé ses dernières propositions pour tenter de résoudre la situation dramatique que nous vivons. Le Parlement européen a ainsi donné son aval pour relocaliser 40 000 réfugiés depuis l’Italie et la Grèce vers d’autres pays européens. Nous avons également voté d’autres propositions de la Commission.

La crise économique qui persiste en Europe a aussi été abordée ainsi que les moyens mis en place par la Commission pour relancer la croissance et l’emploi.

Un autre des points forts de cette session a été la question du clonage, en particulier la suspension du recours à cette technique et de la commercialisation d’animaux clonés à des fins agricoles. Il est indispensable de protéger les citoyens européens de cette pratique, dont les effets sur l’homme sont encore méconnus. J’ai donc voté en faveur de cette suspension.

De nombreux autres textes destinés à relancer l’emploi en Europe ont été examinés. J’ai voté en faveur des rapports visant à défendre les entreprises familiales (qui représentent 60% des entreprises en Europe!) et à promouvoir l’esprit d’entreprise chez les jeunes par l’éducation et la formation.

Mécanisme de suspension : l’Europe met fin à la libéralisation des visas sans condition

En rétablissant un mécanisme plus souple de suspension de l’exemption de visas, l’Union européenne a enfin abandonné sa politique de libéralisation inconditionnelle. Ce mécanisme n’avait jamais été activé depuis 2013 en raison de la rigidité des critères et de la complexité de la procédure.
 
Désormais, la réciprocité n’est plus un vain mot mais s’ancre dans la réalité. En cas de hausse substantielle du nombre de ressortissants d’un pays concerné, du nombre de demandes d’asile infondées ou d’absence de coopération sur les réadmissions, l’UE pourra rétablir l’obligation de visas. Ces restrictions pourront aussi s'appliquer en cas de menaces pour l’ordre public ou la sécurité intérieure liées aux ressortissants des pays tiers concernés.
 
Alors que les discussions actuelles pour de nouvelles libéralisations de visas, notamment avec la Turquie, mais aussi la Géorgie, le Kosovo et l’Ukraine, soulèvent de nombreuses inquiétudes compte tenu des enjeux sécuritaires et migratoires, nous nous devions de garantir la pleine opérabilité du mécanisme.


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