Rachida Dati

Député européen pour l'Île-de-France et des français de l'étranger

Tribune

Billets d'humeur

Les échos de Strasbourg [5 au 8 oct. 2015]

Pleins feux sur la question des réfugiés

Mardi, le Président du Conseil européen Donald Tusk et le Président de la Commission européenne Jean-Claude Juncker ont débattu sur la question des réfugiés. Le lendemain, François Hollande et Angela Merkel ont fait un discours commun, suivi d’un échange avec les parlementaires. Le couple franco-allemand et les eurodéputés ont plaidé pour une politique commune d’immigration et une approche européenne de l’asile. Plus qu’un message politique, la venue de François Hollande et d’Angela Merkel a une dimension symbolique : Helmut Kohl et François Mitterrand étaient intervenus au Parlement européen en 1989 peu après la chute du mur de Berlin.

Le scandale Volkswagen s’invite à Strasbourg

Les eurodéputés on débattu mardi du scandale Volkswagen en compagnie de la Commissaire européenne au marché intérieur Elżbieta Bieńkowska. Nous avons tous dénoncé ces pratiques scandaleuses, et avons appelé à de nouvelles règles en matière de tests d’émissions.

Tour d’horizon des autres temps forts dans l’hémicycle

Nous avons adopté mardi une résolution pour soutenir les indications géographiques pour les produits non-agricoles. Cette résolution soutient ainsi les économies locales et elle aide à préserver le savoir-faire traditionnel.

Ce même mardi, nous avons approuvé un texte pour parvenir à l’investissement réel de 35 milliards d’euros en Grèce. Nous devons aider la Grèce à relancer son économie, dans l’intérêt de toute l’Europe.

Enfin, nous avons débattu de la Syrie, et insisté sur la nécessité urgente pour l’Union européenne et la Turquie de coopérer. La Turquie est une puissance régionale incontournable pour combattre Daech notamment.

Mécanisme de suspension : l’Europe met fin à la libéralisation des visas sans condition

En rétablissant un mécanisme plus souple de suspension de l’exemption de visas, l’Union européenne a enfin abandonné sa politique de libéralisation inconditionnelle. Ce mécanisme n’avait jamais été activé depuis 2013 en raison de la rigidité des critères et de la complexité de la procédure.
 
Désormais, la réciprocité n’est plus un vain mot mais s’ancre dans la réalité. En cas de hausse substantielle du nombre de ressortissants d’un pays concerné, du nombre de demandes d’asile infondées ou d’absence de coopération sur les réadmissions, l’UE pourra rétablir l’obligation de visas. Ces restrictions pourront aussi s'appliquer en cas de menaces pour l’ordre public ou la sécurité intérieure liées aux ressortissants des pays tiers concernés.
 
Alors que les discussions actuelles pour de nouvelles libéralisations de visas, notamment avec la Turquie, mais aussi la Géorgie, le Kosovo et l’Ukraine, soulèvent de nombreuses inquiétudes compte tenu des enjeux sécuritaires et migratoires, nous nous devions de garantir la pleine opérabilité du mécanisme.


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