Rachida Dati

Député européen pour l'Île-de-France et des français de l'étranger

Tribune

Communiqués de presse

Adoption du Parquet européen par le Parlement européen en séance plénière

« Pour une Europe qui nous protège »

L’adoption du Parquet européen aujourd’hui au Parlement européen est une avancée décisive vers une Europe de la Justice effective.

Ce Parquet, une fois mis en place, luttera contre la fraude aux intérêts financiers de l’Union européenne, et notamment les cas graves de fraude à la TVA transfrontalière, alors que cette fraude coûte chaque année environ 50 milliards d'euros à l'Union européenne.

Cette victoire est une première étape. Alors que vingt États membres seront engagés dans la coopération renforcée pour ce Parquet européen, les États qui demeurent récalcitrants seront convaincus par son efficacité.

D'ailleurs, ce Parquet européen a vocation à voir ses compétences élargies à la lutte contre le terrorisme et la criminalité organisée.

J’y travaille depuis plusieurs années et l'actualité donne raison à mon combat. La lutte contre le terrorisme et la radicalisation appellent à une politique judiciaire forte : le Parquet européen en est la réponse. Un Parquet européen aux compétences élargies est le seul moyen d'empêcher les terroristes et les criminels de profiter de vides juridiques ou d'absence de poursuites d'un État membre à un autre. Les réseaux terroristes exploitent nos failles et nos lacunes.  Nous devons nous doter de cet organe européen afin de resserrer les mailles du filet, démanteler ces réseaux et les traduire en justice. De cela dépend l’efficacité de notre réponse judiciaire face à la barbarie.

 


Sommet européen sur la migration : la dernière crise de l’UE ?

Hier s’est tenu à Bruxelles un sommet de la dernière chance pour trouver une issue acceptable par tous les États membres à la crise migratoire.
 
Acceptable par tous : c’est bien là que le bât blesse, puisque la solidarité revendiquée par les uns devient de l’irresponsabilité pour les autres.
 
A l’inverse des technocrates qui voient d’un mauvais œil l’arrivée de l’Autriche pour prendre la présidence du Conseil de l’Union européenne, craignant de mettre à l'ordre du jour la réalité des difficultés européennes telle que la crise migratoire; ignorer ce qui est reconnu comme la plus grosse crise migratoire depuis la Seconde guerre mondiale, c’est faire augmenter à marche forcée les forces populistes partout sur le continent européen.
 
Je salue la volonté du Conseil d’implanter des plateformes de débarquement hors UE pour casser le trafic des passeurs, mais cela n'est pas suffisant si la fermeté ne se concrétise pas vis à vis de ceux qui se rendent complices d'un véritable trafic d’êtres humains. Les bateaux qui violent le droit maritime et le droit international doivent être saisis pour envoyer un signal fort des deux côtés de la Méditerranée. Le renforcement des ressources et du mandat du corps de garde-côtes européen Frontex est également une obligation au regard des enjeux - également sécuritaires - qui sont liés à l’étanchéité de nos frontières.
 
L'urgence est l'instauration d'une politique migratoire commune résolument européenne. Tant que le socle de nos règles en matière d’immigration et d’asile ne sera pas le même, « l’asylum shopping » et les mouvements secondaires se développeront de plus en plus. La durée de rétention des migrants rentrés illégalement sur le sol européen doit être la même partout dans l’Union, à savoir 18 mois, ce qui est actuellement déjà le cas en Allemagne, ou plus comme c'est le cas dans d'autre pays. À ce titre la loi asile/immigration récemment débattue en France proposant trois mois de rétention n’est pas à la hauteur de la crise migratoire que nous subissons. Les expulsions seront également facilitées par cette mesure, évitant de perdre la trace des migrants une fois leur arrivée enregistrée. Car c'est bien en rendant les décisions d'expulsion réellement effectives que nous pourrons décemment accueillir ceux qui ont le droit à l'asile.
 
Il faut également que toute décision nationale de refus d'accorder l’asile ou de régulariser soit valable pour tous les États membres, évitant ainsi les demandes à répétition, les lourdeurs administratives et l’incompréhension grandissante de nos concitoyens.
 
Le défi migratoire demeure : on compte pour 2018 déjà plus de 150.000 primo demandeurs, et 1.8 million de personnes sont arrivées depuis 2014 sur les côtes européennes. Pour que cette crise migratoire ne soit pas la dernière de l’UE, celle qui portera le coup fatal au projet européen, soyons courageux dans nos propositions et entendons la voix de nos peuples, et vite !

 


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