Rachida Dati

Député européen pour l'Île-de-France et des français de l'étranger

Tribune

Communiqués de presse

Conférence à Londres sur l’avenir de l’Union Européenne

Rachida Dati s’est rendue à Londres le 16 janvier dernier dans le cadre de la conférence d’Open Europe et le « Fresh Start Project ».
 
Open Europe est un groupe de réflexion indépendant créé pour contribuer au débat d’idées sur la réforme de l’Union Européenne. Le « Fresh Start Project » est une  association fondée en septembre 2011 pour contribuer à une réforme de l’Union Européenne.
 
Vous retrouverez ci-dessous des extraits du discours prononcé par Rachida Dati à cette occasion :
 
« Je pourrais vous faire un plaidoyer pour l’Europe, vous dire à quel point nos pays ont besoin de l’Europe, vous énumérer quels sont les avantages acquis au cours des dernières décennies.
 
Mais je ne le ferai pas.
 
Les peuples d’Europe en ont assez que nous tentions de leur « vendre » l’Europe, à travers des exemples maintes fois rabâchés : Erasmus, les libertés de circulation, les fonds européens, les grands projets industriels etc…
 
Que les choses soient claires : toutes ces réalisations ont façonné l’Europe. Elles lui ont donné du sens. Elles nous rappellent sa pertinence.
 
Nous ne renions rien. Nous revendiquons ces victoires pour les peuples européens. Nous en sommes fiers. Mais quand on parle à nos concitoyens, évitons les cours d’Histoire ! Ne nous reposons pas sur nos lauriers. Aujourd´hui, ils nous demandent d’avancer ! »
[…]
 

« L’Europe ne renouera avec les peuples qu’à la condition où des femmes et des hommes courageux, politiques, se lèvent pour faire bouger les lignes.
 
En disant cela, et en voulant bousculer l’ordre établi, vous le subissez comme moi. On nous range trop souvent dans une case fourre-tout : celle des eurosceptiques.
 
Alors, je vais vous faire une confidence :
 
Si vouloir changer l’Europe me rend eurosceptique, alors j’accepte fièrement d’être taxée d’eurosceptique.
 
Si dire que Monsieur Barroso par son inaction a contribué à éloigner les peuples de l’Europe, c’est être eurosceptique, alors appelez-moi une eurosceptique !
 
Si dire que l’Europe souffre d’être gouvernée aujourd’hui par des technocrates et non pas des politiques, c’est être eurosceptique, qu’à ne cela ne tienne, je le dirai quand même. »
[…]
 
 
« Quand on connaît un tant soit peu les attentes du peuple britannique, ce référendum est une évidence. Lui dénier, ce serait aggraver le fossé entre le peuple britannique et l’Europe.
 
En France nous n’avons pas la même demande, ni le même rapport à l’Europe. La question de l’appartenance à l’Union européenne fait moins débat que celle de la direction qu’elle doit prendre. » […]

 
« Le référendum, vous allez le vivre, non pas comme une fin en soi. David Cameron l’a très bien compris d’ailleurs. En Europe, cette question est souvent caricaturée. Ce serait trop simple de le voir comme un simple référendum « stop ou encore? » Le référendum doit être l’occasion pour le Royaume-Uni en tant que Nation de redéfinir quelle Europe elle veut. Il est là le vrai sujet. »
[…]
 
 
« L’opération « Cut EU-red tape » voulue par David Cameron, prônant la dérégulation et la simplification administrative, s’impose peu à peu à Bruxelles.
 
La Commission européenne avec son programme REFIT engage cette transformation, sans doute pas assez franchement, mais c’est un bon début !
 
Je pense toutefois qu’il faut que l’on fasse très attention en allant vers la dérégulation. Elle sert un objectif qui est clair : rendre l’Europe plus lisible, plus efficace et plus compétitive.
 
Mais, j’ai déjà eu l’occasion de le dire, cette simplification ne doit pas se faire au détriment de certains droits des travailleurs ou de la protection de la vie privée de nos concitoyens. Cela doit être notre ligne rouge.
 
Ayant dit cela, je suis d’avis que trop de règles inutiles handicapent la compétitivité de nos entreprises, et en particulier celle des PME. Trop de règles inutiles tuent la création d’emplois en Europe.
 
Je me suis battue au Parlement européen au cours de la dernière mandature inlassablement pour qu’on allège les lourdeurs administratives qui pèsent sur les PME. Mais nous n’y sommes toujours pas ! »
[…]
 
 
« Une autre réforme que je soutiens, et je voudrais bien insister sur ce point, c’est celle qui consiste à restreindre la libre circulation des travailleurs. Cette proposition courageuse de David Cameron a, chez moi en France et à Bruxelles, fait un tollé.
 
Mais laissez-moi vous dire qu’elle a essentiellement fait un tollé chez les élites qui n’ont pas, eux, de problèmes pour trouver un travail, qui ne subissent pas, eux, la concurrence d’une main d’œuvre moins coûteuse venu des pays de l’Est.
 
Cette réforme, c’est sans doute la plus urgente. Et je compte en faire un axe majeur de la campagne pour les européennes en France.
 
Au 1er janvier dernier, toutes les restrictions au travail des ressortissants bulgares et roumains ont été levées. Nos concitoyens nous regardent, en France et au Royaume-Uni, inquiets. Nous ne pouvons pas rester sans réponse !
 
C’est ma conviction que nous avons sans doute accueilli trop vite, certains pays qui n’étaient pas encore prêts à nous rejoindre. Nous avons un travail à faire là-dessus aussi.
 
Je prône d’ailleurs une pause durable d’au moins 10 ans dans l’élargissement de l’Union européenne. Nous devons d’abord faire les réformes qui s’imposent avant d’accueillir tout nouvel État en notre sein.
 
Il y a aussi la question du détachement des travailleurs, avec cette véritable concurrence déloyale qui est organisée depuis Bruxelles !
 
On peut durcir les responsabilités des entreprises, mais tant qu’on n’en aura pas fini avec des différentiels énormes entre les charges sociales entre les États membres, le problème subsistera.
 
Je serai à Downing Street, cet après-midi, pour en parler. La position du gouvernement britannique face à la réforme proposée a pu surprendre en Europe. Mais la réforme de la libre circulation des travailleurs proposée par Londres, qui est plus large, montre un réel attachement de ce gouvernement aux problématiques sociales.
 
Car, comme David Cameron, je considère que nous devons fixer des limites à la liberté de circulation des travailleurs. C’est le principe de « l’Europe qui protège » que j’ai toujours défendu.
 
Que dit David Cameron ?
 
Il veut la restriction de l’accès aux prestations sociales pour les immigrés venus de pays européens en interne. Cette volonté a été réaffirmée par Iain Duncan Smith, le Ministre du travail dimanche dernier. Encore une fois, je ne veux pas commenter une décision – et encore moins ses modalités – qui relève essentiellement de la souveraineté du Royaume-Uni.
 
Mais, il est certain que la libre circulation des travailleurs ne doit pas devenir la libre circulation des prestations sociales. C’est une question de cohésion nationale et d’intégration.
 
Mais en tant que Française, au-delà de ce qui est proposé au Royaume-Uni, ce qui m’intéresse surtout ce sont les propositions faites pour avancer vers une réforme au niveau européen.
 
Et David Cameron fait deux propositions fortes en ce sens :
 
(1) des restrictions sur les mouvements migratoires tant que le PIB par habitant d’un pays ne correspond pas à une certaine proportion de la moyenne européenne,
 
(2) et l’instauration d’un quota national sur les migrants provenant de l’Union européenne.
 
Je ne vois pas au nom de quoi la libre circulation des travailleurs serait un principe intangible qui ne pourrait souffrir aucune restriction. Et le débat lancé par David Cameron doit avoir lieu, n’en déplaise à la Commission de Bruxelles. »

 
 
Cette journée aura été l’occasion pour Rachida Dati de rencontrer différents membres du gouvernement, des parlementaires ainsi que des responsables de partis politiques britanniques, pour échanger sur les sujets qui agitent actuellement l’Europe. Ce fut le cas avec la Baronne Sayeeda Warsi, avec qui Rachida Dati a pu s’entretenir des modèles d’intégration français et britannique, ainsi que sur le potentiel référendum britannique de 2017.
 
Reçue par la suite à Downing Street, Rachida Dati a eu un entretien sur la libre-circulation des travailleurs au sein de l’Union Européenne ainsi que sur la directive « détachement des travailleurs ».
 
Enfin, Rachida Dati a rencontré Lord Feldman, le Président du Parti Conservateur, afin de renforcer les liens entre ce parti et l’UMP, au Parlement Européen notamment.
 
Retrouvez ci-dessous quelques coupures de presse relatant du déplacement de Rachida Dati à Londres :

The Guardian

The Telegraph

Tribune dans The Observer


Lutte contre le terrorisme : des promesses tenues !

Priorités pour combattre le terrorisme

Communiqué de presse de Rachida Dati et Brice Hortefeux, tous deux membres de la Commission Libertés civiles, justice et affaires intérieures.

"Ce sont deux nouvelles mesures promises en matière de sécurité qui se concrétisent aujourd’hui en session plénière à Strasbourg", se sont félicités Rachida Dati et Brice Hortefeux. Un peu plus d’un an après l’adoption du rapport de Rachida Dati sur la prévention de la radicalisation et le recrutement de citoyens européens par des organisations terroristes, le Parlement européen vient d’autoriser les contrôles systématiques aux frontières extérieures de l’Union européenne pour tout individu européen ou extra-européen qui les franchit, ainsi qu’une directive sur la lutte contre le terrorisme.

"La directive sur la lutte contre le terrorisme permettra la mise en place de normes communes pour la définition des infractions et des sanctions pour des actes terroristes. Elle adresse une réponse de justice pénale forte et adaptée à la menace sécuritaire. Nous ne pouvons que saluer les dispositions qui y ont été intégrées grâce au travail du Groupe PPE, pour lutter contre les contenus terroristes en ligne, pour renforcer l’échange d’informations entre les États membres et pour mettre en place des mesures de soutien, d’assistance et de protection pour les victimes du terrorisme.

La mise en place de contrôles renforcés à toutes les frontières extérieures de l’Union qu'elles soient terrestres, maritimes ou aériennes, est également indispensable à l'identification, la détection et au suivi des personnes surveillées. La consultation des bases de données pertinentes (notamment le Système d’Information Schengen et le système d’information d’Europol) était une de nos revendications prioritaires depuis de nombreuses années", se réjouissent les deux députés.

"Pour autant, nous ne nous arrêterons pas à ces succès. Les réussites d’aujourd’hui ne doivent pas masquer les faiblesses réelles qui demeurent dans notre politique de lutte contre le terrorisme. Nous connaissons nos failles : nos efforts doivent sans plus attendre porter sur l’élaboration d’une réelle stratégie européenne de prévention de la radicalisation. L'actualité nous prouve que la gestion des éléments radicalisés, les programmes mis en place, ne sont pas toujours à la hauteur des défis considérables que sont l'extrémisme et l'obscurantisme", ont conclu Rachida Dati et Brice Hortefeux.


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