Rachida Dati

Député européen pour l'Île-de-France et des français de l'étranger

Tribune

Communiqués de presse

Blanchiment de capitaux et financement du terrorisme : Agir collectivement contre ceux qui nous attaquent

Communiqué de presse de Rachida Dati et Anne Sander suite à l’adoption, par le Parlement européen, de la révision de la 4e directive sur la lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme.

Rachida Dati et Anne Sander, députées européennes (LR-PPE), se félicitent de l’adoption, ce jeudi, de la révision de la 4e directive sur la lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme.

Résultant d’un accord conclu entre le Parlement européen et les États membres, ce texte renforcera le contrôle des flux des monnaies virtuelles et améliorera la traçabilité des cartes bancaires prépayées, qui furent notamment utilisées par les terroristes lors des attentats de Paris en 2015.

« Une lutte efficace contre le terrorisme passe par une lutte intraitable contre son financement. Alors que les cartes prépayées ou les monnaies virtuelles, comme le bitcoin, sont largement utilisées par les organisations terroristes, il était urgent de renforcer nos outils de protection contre cette barbarie en privant ces organisations terroristes de toute sorte de financement ! » déclare Rachida Dati.

« Ce texte permet à la fois de renforcer la coopération entre États-Membres et de mettre en place un arsenal de mesures nouvelles pour combler les trous dans la législation. Alors que le terrorisme ne connait pas de frontières, c’est collectivement que nous devons agir. C'est là une réalisation concrète d'une Europe qui protège » déclare Anne Sander.


Sommet européen sur la migration : la dernière crise de l’UE ?

Hier s’est tenu à Bruxelles un sommet de la dernière chance pour trouver une issue acceptable par tous les États membres à la crise migratoire.
 
Acceptable par tous : c’est bien là que le bât blesse, puisque la solidarité revendiquée par les uns devient de l’irresponsabilité pour les autres.
 
A l’inverse des technocrates qui voient d’un mauvais œil l’arrivée de l’Autriche pour prendre la présidence du Conseil de l’Union européenne, craignant de mettre à l'ordre du jour la réalité des difficultés européennes telle que la crise migratoire; ignorer ce qui est reconnu comme la plus grosse crise migratoire depuis la Seconde guerre mondiale, c’est faire augmenter à marche forcée les forces populistes partout sur le continent européen.
 
Je salue la volonté du Conseil d’implanter des plateformes de débarquement hors UE pour casser le trafic des passeurs, mais cela n'est pas suffisant si la fermeté ne se concrétise pas vis à vis de ceux qui se rendent complices d'un véritable trafic d’êtres humains. Les bateaux qui violent le droit maritime et le droit international doivent être saisis pour envoyer un signal fort des deux côtés de la Méditerranée. Le renforcement des ressources et du mandat du corps de garde-côtes européen Frontex est également une obligation au regard des enjeux - également sécuritaires - qui sont liés à l’étanchéité de nos frontières.
 
L'urgence est l'instauration d'une politique migratoire commune résolument européenne. Tant que le socle de nos règles en matière d’immigration et d’asile ne sera pas le même, « l’asylum shopping » et les mouvements secondaires se développeront de plus en plus. La durée de rétention des migrants rentrés illégalement sur le sol européen doit être la même partout dans l’Union, à savoir 18 mois, ce qui est actuellement déjà le cas en Allemagne, ou plus comme c'est le cas dans d'autre pays. À ce titre la loi asile/immigration récemment débattue en France proposant trois mois de rétention n’est pas à la hauteur de la crise migratoire que nous subissons. Les expulsions seront également facilitées par cette mesure, évitant de perdre la trace des migrants une fois leur arrivée enregistrée. Car c'est bien en rendant les décisions d'expulsion réellement effectives que nous pourrons décemment accueillir ceux qui ont le droit à l'asile.
 
Il faut également que toute décision nationale de refus d'accorder l’asile ou de régulariser soit valable pour tous les États membres, évitant ainsi les demandes à répétition, les lourdeurs administratives et l’incompréhension grandissante de nos concitoyens.
 
Le défi migratoire demeure : on compte pour 2018 déjà plus de 150.000 primo demandeurs, et 1.8 million de personnes sont arrivées depuis 2014 sur les côtes européennes. Pour que cette crise migratoire ne soit pas la dernière de l’UE, celle qui portera le coup fatal au projet européen, soyons courageux dans nos propositions et entendons la voix de nos peuples, et vite !

 


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